‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 284 sur 353 · Bibit ossibus ignem · texte numérisé non relu

Bibit ossibus ignem

|.'il)l.| POÈMES PANÉGYRIQUES 861

feux. (Jui aurai I pu penser que L'Esp igné enverrait une maltresse à la Germanie! Ce ae peul être là < 1 1 1 « * l'œuvre de La Providence. Portunal parle ensuite de La race, de La richesse, de la puissance d' Uhanagilde; il termine ce poème par L'hommage de ses propres vœux. Il peul bien, sans doute, y avoir im et l,i. dans cel épithalame, une expression ornée ou

même exagérée, mais reci aissons néanmoins qu'il se <lis-

tinguc très avantageusement fje plusieurs de Bon espèce, de ceux de Sidoine, par exemple. Nous n'y trouvons pas cette pompe exagérée de figures mythologiques el étrangères que n'auraienl pas comprises Les Germains plus on moins pénétrés d«' La culture romaine, et que, du reste, Fortunat semble avoir peu goûtées, ainsi que le prouvent ses panégyriques euxmêmes. C'esl là, si jene m'abuse, un signe du temps* : l'intérêt esthétique pour L'Olympe païen s'évanouit devant la puissante influence du germanisme, et devant celle <lu christianisme qui pénètre de plus en plus profondément Le monde roman; el ce résultai se produit malgré les écoles traditionnelles des grammairiens qui ont Longtemps fait bonne garde, mais qui s'éclipsent enfin maintenant devant les écoles ecclésiastiques.

Les épilapbes, qui seules remplissent tout le livre quatrième. InnI un pendant aux panégyriques. Ce sont des poèmes courts pour la plupart; mais, il y en a aussi de longs; l'un d'eux comprend même cent soixante vers. Ils ont été destines en partie a servir d'inscription pour des tombeaux, ainsi que quelques-uns d'entre eux le donnent directement a entendre (1). D'autres sont faits sur commande, tels, que ceux du livre IV (c. 12 et 18), et même au nom d'autres personnes (2). La plus grande partie de ces poèmes sont dédiés à des évêques et à des abbés; quelques-uns à de liants fonctionnaires; deux à

'. Le livre IV, c. 20, débute ainsi : <> Quisquis in hoc ttmmlo eineres vis oosse sepulli, » phrase qui se rencontre également dans d'autres passages.

Z. Ceci peut se supposer pour le ch. 18, i. IV, mais est expressément dit au ch. 9 ''u même livre. On y lit à la fin : « Haec tibi parva aimis cum lu merearis opiroa — CarminaTheodosius praebel amoretuus. » Seule, une étude superficielle de ces poèmes pouvait faire naître l'opinion ridicule qui prétend que Fortunat s'appelait Théodose el que c'est de ce nom qu'il a signé ici. i • 36

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