V. plus haut p
3. a Non est superfkium numerorum causas in scripturis sanctis attendere. Habentenim quamdam scientiaedoctrinam plurimaque mystica sacramenta. » Ce début de l'ouvrage en fait connaître le fond.
[563-4.] DE NATUBA RRBVM. m:\ii\ii\imm iiiiiu, i:re. (>.'{|
f;iii \c tnêmc travail sur le Cantique des cantiques. Un écril apologético-polémique de notre auteur, je veux dire, ses deux livres contre les Juifs, rouira Judaeos l . mérite également d'être cité, par le seul fait qu'il a été, de bonne heure, traduit en plusieurs langues vulgaires, en allemand notamment, el parce qu'il dut avoir en outre beaucoup d'actualité dans son temps, précisément a cette époque où une persécution terrible Bévissait en Espagne contre les .Juifs. Saint Isidore le dédia luimême à sa sœur Florentina. Ainsi qu'il L'annonce, dans la préface du premier livre, l'autour no veut exposer ici qu'un petil nombre des prédictions relatives au Sauveur contenues dans' l'Ancien Testament ; son intention est de fortifier la foi des chrétiens par l'autorité des Prophètes el de montrer, par elle aussi. L'ignorance des Juifs incrédules. Il cite donc, en les expliquant, en certain nombre de ces passages de la Bible relatifs à L'incarnation, à la naissance, aux: miracles, à la passion et à la résurrection de Noire Seigneur Jésus-Christ. Dans le deuxième livre, au contraire, il montre, sous la mémo forme, la vocation des Gentils qui passent avant les Juifs, et il fait voir que, par le .Nouveau Testament, l'ancienne loi a reçu son parfait accomplissement.
Les deux livres, Dr offieüs ecclesiasticis, ont un caractère plus indépendant el méritent d'attirer un peu plus notre attention. Sous ce terme d'« offices, » officia, nous devons comprendre ici le service de l'église, les actes du culte. Pour répondre au vomi de l'évêque Fulgence, l'auteur veut, ainsi que Le dit la préface, faire connaître d'abord l'origine do ces offices, en s'appuyant sur les plus anciens écrits qu'il a commentés à mesure que L'occasion s'en présentait. L'exposition lui appartient en propre presque partout; çà et là seulomentil a entremêlé quelques citations textuelles, à cause de leur autorité. Après avoir fait ensuite remarquer que les offices reposent en partie sur L'Ecriture sainte et en partie sur la tradition, saint Isidore traite de l'Église, du chant ecclésiastique et de ses différents genres (et celte partie est capitale pour l'histoire delà poésie chrétienne), des leçons, de la sainte Ecriture