V. Deopif. Dei, au début
[74, 72. | DB 0P1F1 :i BS
Parmi les écrits de Lactance le plus ancien, e1 peul être le premier qu'il ail publié en qualité de chrétien, est le pelil ouvrage De opificio D<i. composé (I pendant la persécution de Dioctétien, vers l'an 304 : il fui adressé a Démétrianus, Bon ancien élève, riche employé qui étail aussi chrétien. Lactance veul par là lui donner connaissance de ses études quotidiennes et continuer son instruction dans une science préférable à celle d'autrefois. Il veul lui montrer, dans sa beauté el dans son but, l'organisme humain comme un« ouvrage do Dieu, comme une création de la Providence. Cel écrit, qui doil être un supplémenl au quatrième livre < I * ■ la République »le Gicéron, a un caractère toul à l'ail philosophique, en sorte que quelques remarques seules fonl connaître incidemment le christianisme de l'auteur. I >n pourrai! sans cela (en faisant naturellement abstraction du commencement el de la fin, où l'auteur traite <!<• sa personne , If prendre pour l'ouvrage d'un stoïcien, vu surtout qu'il accorde un espace considérable ;i une polémique contre 1rs épicuriens qui niaient la Providence. Il nous rappelle partout le passé païen el philosophique de Lactance; il nous fait connaître en même temps son éducation si classique, non seulement dans le sentiment vivant el maintes fois manifesté pour la beauté plastique, mais Burtoul en ce qu'il considère la beauté elle-même comme un motif décisif pour la formation du corps humain. Aussi trouvë-t-on là de spirituelles remarques. Ce livre nous fournil également un témoignage des connaissances de l'auteur dans les sciences physiques et naturelles, connaissances qui, à la vérité; ne dépassaient pas le cercle des études philosophiques de celle époque.
Mais l'ouvrage le plus important de Lactance, annoncédéjà à la lin de celui que nous venons de parcourir, composé aussi pendant la persécution de Di oc) é tien, entre .*U)7 et 310 environ (2), el qui dut peut-être son existence à la persécution elle-même (3) ce sont les sept livres des Divines Institutions,