‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 36 sur 353 · L. 1., c. 4 un peu plus loin · texte numérisé non relu

L. 1., c. 4 un peu plus loin

2. « Cujus scientiae summam breviter circumscribo : ut neque religio ulla sine sapientia suscipienda sit, nec ulla sine religione probanda sapientia. » I, c. l.Cf. IV, c.3.

t'A, ~\. M\ i\ i [NStlTUTlONES NT

traire esl vide et sans valeur I . Et cette démonstration, si elle peste impuissante pour les païens, sera du moins utile .1 beaucoup de chrétiens encore hésitants dans la foi, parmi ceux-là surtoul qui sont inttruils dans les Iriiivs el sur qui la science cl ta littérature des païens n'exercenl < j 1 1«' trop Facilement une Funeste influence. L'auteur enfin a écrit l'ouvrage aussi pour lui-même, car c'est une jouissance de L'esprit de faire une excursion dans le domaine lumineux de ta vérité (Y. c. l C'esl ainsi que cel ouvrage est, pourainsi parler, écrit con amore (ce qui explique d'autant mieux chez l'auteur l'abandon de la causerie), mais, en même temps, avec an Boin extrême de la For Lai lance ne veut pas rester en arrière des ailleurs païens pour la grâce du discours : el il a, en effet, smis ce rapport, dépassé de beaucoup ceux qui étaienl ses contemporains. Cicéron fut toujours el reste encore son modèle; mais Lactance n'esl pas un simple imitateur; entre lui et Cicéron, il y avait je ne sais quelle sympathie de nature qui devait rendre plus féconde l'étude du modèle; et Lactance doit cm effet à

celle élude les liaules connaissances de la forme que l'ail ressortir en cure l'analogie A\\ style. Lactance est sans contredit le

plus élégant écrivain en prose de son temps.

La marche du récit esl la suivante. Les deux premiers livres, intitulés De falsa religione el De origine erroris, sont dirigés contre le polythéisme du peuple : l'auteur s'efforce, en même temps, de prouver le monothéisme. C'est avec celle preuve qu'il commence le premier livre, après avoir adopte connue un fait incontestable l'existence d'une providence divine, vu que le petit nombre de philosophes qui la niaient ont été suffisamment réfutés par d'autres, surtout parles stoïciens 2 .

La perfection de la divinité exige le monothéisme, et la divinité ne peut admettre la division de la force divine; il u'\ a qu'un seul Dieu qui puisse gouverner le monde, de même qu'un seul esprit habite dans un seul corps; mais accepter d'autres « dieux • dépendants d'un Dieu souverain, est une contradiction, car ce qui est au service d'un autre ne peul

Page 1