Kbert, op. c, p. 124. Ce livre est aussi adressé à Douât
i Parmi les éditions complètes celle qui mérite d'être citée en preo lignées! : Lactance, Lib. de mort, persecut. VA. classique. Texte revu sur le manuscrit unique conserve à 'a Bibliothèque nat. avec notice el notes eu français par Dübner, Paris, 1879. Ensuite vient l'écrit sur l'ouvrage luimême : Qua historiée fide L ■■'. usus sit in libro de mort. , ■.. Marburg, 1862, et F. Gœrres, Mélanges pour la critique des .•> le quelques historiens de la dernière époque des empereurs romains (dans le Philologus, vol. 30).
Uno telle idée fait de ce livre un écrit historique de parti; et l'on a plaint devant soi un livre de publicité qu'un ouvrage historique. Le récit qui va jusqu'à la victoire de Licinius sur Maximin et jusqu'à la mort du dernier, et qui ne l'ail que rapporter brièvement l'anéantissement des familles de Galère, de Sévère ei Maximin par le vainqueur, commence enfin à entrer dans des détails avec Dioclétien. Les persécutions précédentes et la lin des empereurs qui les suscitèrent ne sont traitées que fort brièvement et en manière d'introduction (c. 2-6), Parla. l'histoire de son époque proprement dite, des années 303-313, forme la tache que l'auteur s'est proposée, comme il le laisse deviner lui-même en disant qu'il écrit pour ceux qui étaient éloignés du théâtre des événements, ainsi que pour la postérité (c. 1 !. ('/est comme témoin oculaire qu'il écrit dans la nouvelle métropole de l'empire, siège du premier Auguste, et c'est immédiatement après la fin des événements qu'il raconte en dernier lieu, qu'il a composé et publié son livre. 11 est rédigé d'après la tendance déjà indiquée : ce sont les empereurs qui, proposés comme « les grands et merveilleux exemples (1) » de la justice divine, occupent tout le premier plan du récit : il résulte de là que la narration prend souvent, dans la partie principale, un caractère biographique et que les persécutions ne semblent plus décrites que pour motiver la justice divine à l'égard des persécuteurs. C'est là aussi le motif de la peinture détaillée, que dis-je, pleine parfois de détails repoussants, sur la fin terrible de ces empereurs, laquelle doit servir d'avertissement; et c'est là aussi l'explication de l'abus des couleurs voyantes dans ce tableau des persécutions. A ce double point de vue, l'auteur écrivit sous l'empire de la colère violente qui remplissait son âme contre les païens, et il était encore sous l'impression récente de la persécution dont lui aussi, sans doute, avait été menacé. Du reste, même dans les Institutions, Lactance ne prend pas un ton différent, quand il parle de ces persécutions. C'est aussi manifestement à cet ouvrage qu'il a emprunté l'idée elle-même du livre De mortibw persecutorum. Les deux ouvrages concordent parfaitement