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dans l'expression, c'est-à-dire dans le vocabulaire, quoique le style du dernier, par ses périodes, par une concision dont le motif fui limine la néc< ssité d'écrire vite qu'une certaine recherche de rhéteur, contraste avec l'abondance oratoire des Institutions. J'ai montré dans mes recherches, que l'ouvra surla morl des persécuteurs se rattache étroitement au cinquième livre fi surtout à la fin du cinquième livre des Institutions , lequel traite des persécutions sous Dioclétienel Galère. Il en forme comme un supplément : la vengeance de Dieu que Lac lui icr met devanl los yeux des empereurs persécuteurs, en
s'appuyanl sur les oracles des prophètes, esl dépeinte co
un fait accompli dansl'écril De mortibus persecutorum,
.Nous voilà arrivés à ta fin de notre étude sur la prose de la littérature chrétienne-latine dans cette première époque. Elle esl représentée par un petit nombre d'auteurs l : toutefois, parmi eux, il y en a qui ont beaucoup produit ; les limites «laus |. quelles se meut la littérature générale sont, à la vérité, très restreintes; la littérature esi dominée par In didactique et c'est la tendance apologético-polémique qui prédomine : mais, dans ces limites se manifeste pourtant une grande variété, une réelle originalité. C'est d'abord l'apologie proprement dite, dansvingl formesadifférentes ! Nous avons l'apologie populaire t'I philosophique, sous la lin me dialogué • de Min uci us Félix : l'apologie juridique el de publicité, sous la forme d'un plaidoyer prononcé devanl les tribunaux dans V Apologeticum de Tertullien; l'apologie purement oratoire d'Arnobe, celle de Laclance, élargie et élevée jusqu'à une étude spéculative, sans parler des écrits apologétiques de moindre importance, qui, comme quelques-uns de saint Gyprien, apparaissent aussi sous forme de monologue ou de lettre. C'est ensuite la didactique, au sens strict du mot, consacrée soit a la nun aie. soit à l'édification et à l'exhortation ou bien à l'instruction religieuse, comme dans les petits écrits de Tertullien el de saint C\ prien :
I. Il n'y en a même qu'un mi deux dont les ouvj lient perdus.
.Mentionnons, parmi eux, Novatianus, le fondateur 'le la si xadapoi
et un contemporain de saint Cyprien. Antani qu'il est permis d'en juger, les ouvrages perdus n'avaient point un intérêt littéraire et bistorique gênerai ;
c'est un motif suftisant pour n'en pas pat 1er ici.
nous la voyons traiter aussi, comme dans ceux de Lactance, des questions dogmatiques à un point de vue populaire et philosophique. Mentionnons encore une littérature épistolaire, représentée déjà, avec une variété extrême, dans la collection des lettres de Cvprien qui sont parvenues jusqu'à nous. Et enfin, nous avons aussi, dans l'écrit analysé en. dernier lieu, un représentant de la narration historique. Avec cela, quelle originalité dans les auteurs, quelle variété dans la forme! Le style apparaît ici, on peut le dire avec vérité, comme l'expression vivante de l'individualité de chacun de ces auteurs.