Instit., 1. VII, c. 16 et s. Cf. plus haut, p
2. Ce qui est aussi le cas des acrostiches qui traitent le même sujet, en particulier de l'acrostiche 42.
3. Par exemple dans le livre de Grégoire de Tours, De cursibus ecclesiasticis (v. là-dessus plus loin liv. 3, c. 28). Comme troisième miracle, il y rapporte celui du phénix, en se basant sur noire poème ; il commence ainsi : « Tertium est quod de Phœnice Lactantius refert » Voici la dernière phrase (d'après Haase) : « Quod miraculum resurrectionem humanam valde figurât et ostendit, qualiter homo Iuteus redactus in pulvere sit iterum de ipsis favillis tuba canente ressuscitandus. » Or, il est absolument inadmis-
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recherches rendent cette paternité très vraisemblable I .C'esl le poème De Phœnice. Composé de quatre-vingt-cinq distiques 2 . il nous présente traitée d'une manière caractéristique, la Lende si répanduejfe moyen &§e^de cel oiseau merveilleux Le poète nous la mel devanl lea yeux sous sa forme la plus récente : celle-ci nous l'ait voir cel oiseau 8e brùlanl Lui-même, dans Bon extrême vieillesse, pour renaître de ses cendres. La Légende, après avoir pris en Occident » * * ' 1 1 1 - forme, dans le dernier quart du rr Biècle (3) — on sait que, d'après L'ancienne forme, nu jeune oiseau naissait de L'ancien (4) — se répandit d'une façon extraordinaire : Le phénix, en effet, devenu à la fois un symbole de l'immortalité, de l'éternité et du rajeunissement, apparut comme] tel, surtout avec la première signification, soit sur les monnaies des empereurs. à partir d'Adrien, soit sur les monuments funéraires. Depuis Clémcntde Rome, les écrivains chrétiens emploient ce mythe comme preuve de L'immortalité, et c'est dans ce sens que Tertullien 5) et Commodien (G) parlent aussi du phénix. On trouve encore cet oiseau sur les sarcophages chrétiens, a côté du palmier, comme symbole d'une nouvelle naissance. Par là s'explique facilement L'apparition fréquente de ce symbole sur les monnaies des premiers empereurs chrétiens, en particulier sur celles de Constantin le Grand et de ses fils; c'était une fusion de la tradition chrétienne et de la tradition pagano-
sible de prétendre, comme le semble faire Riese (Préf. XXVII), que c'est ici la reproduction de la fin du poème, laquelle serait perdue : le poème, tel que nous l'avons, a une conclusion, el Grégoire lui-même termine le récit des deux premiers miracles avec une explication semblable.
1. Par Riese et Dédient (Rheinisches Museum, vol. 31 et 35). Ce dernier montre comment la langue du poème concorde avec celle des œuvres en prose de Laclance.
2. Laetantii Carmen de Phœnice, ad codd. quosd. etc. éd. A. Martini, l.ùnebourg, 182.3 (Prolegg.); Laetantii De ave Phœnice in Ries;, anthologia latina sive poesis latins supplementum, Pars I, Fuse. Il (no 731 . Leipzig, 1^70. Edité aussi par Uiese en appendice aux Claudiani carmina, éd. leep, Leipzig, l^T'.i. vol. H.
3. V. Martial, Epigr.t V, 7, v. 1. Cf. aussi les recherches excellentes de Piper. Mythol. et symbolique de l'art chrétien, I. p. iiG et s.
i. 11 en est ainsi également dans Ovide, Met on. XV, v. 102. 5. De resurrectione carnis, c. 13.
G. Carmen apolog., v. 138 et s.
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impériale; peut-être même était-ce un résultat du rapport intime
existant entre le phénix et le dieu du soleil si en honneur dans La maison de Constance Chlore, el auquel Constantin lui-même et surtout Julien rendaient leurs hommages. Toutefois, ainsi que le témoignent les légendes de ces monnaies, c'est l'idée de la renaissance de l'empire universel qui en faisait principalement la base. Il semble donc qu'il faille de prime -abord, rapporterde préférence à cette époque la composition de notre poème.
En voici le contenu : Il y a, au loin dans l'extrême Orient, un lieu fortuné : là se rencontre, plus élevée que les sommets des plus hautes montagnes, une vaste plaine où resplendit, dans son éternelle verdure, le bois sacré du soleil. Ni l'embrasement de Phaéton, ni le déluge de Deucalion n'ont pu l'atteindre. Ni la Maladie, ni la Vieillesse, ni la Mort, ni les Passions terrestres et les Crimes, ni les Chagrins, ni la Pauvreté n'ont été capables d'aborder en ce lieu enchanteur; la Tempête, le Froid et la Pluie ont été semblablement tenus à l'écart. Par contre, tout au milieu du bois sacré, se trouve une source qui, chaque mois, l'arrose une fois. Or, c'est là que demeure le Phénix, oiseau unique dans son espèce. Il obéit à Phébus en qualité de satellite [satelles). Lanière Nature lui confia cet office (I) : au lever de l'aurore, il plonge son corps douze fois dans les ondes libres et, autant de fois, il offre l'eau en sacrifice (libat) ; il s'élève ensuite au sommet d'un arbre qui domine tout le bois sacré, et, tourné vers l'Orient, il attend les rayons du Soleil. Dès que ce dernier ouvre les portes de son palais, le Phénix salue la nouvelle lumière avec les chants incomparables d'un saint cantique. Puis, dès que Phébus s'élance sur son char, il applaudit avec un triple battement d'aile, et, après avoir adoré trois fois son chef lumineux, il se tait. Prêtre du bois sacré, il est seul, ô Phébus, à connaître tes mystères; el, la nuit comme le jour, il annonce les heures par des chants indicibles.
Cette introduction forme la partie la plus originale du poème ; elle est des plus remarquables par son caractère