Cf. surtout c. 3, § 2 etc
3. Mais il ne saurait y avoir développé la chute de l'homme, parce que lorsque l'auteur parle plus loin du Christ, comme étant le second Adam (c. 25), il n'y fait aucune allusion.
121». I DE ERRORE PROFANARÜM RELIGIONCM 145
se ratlachonl à cette adoration primitive de la Nature, il cherche à prouver que le§ de us premiers en particulier célèbrenl le souvenir du destin tragique des hommes pervers. Il explique de lamême manière les mystères des autres« superstitions,» comme ceux de Liber el de Libéra, c'est-à-dire, ici, deProserpine; cette dernière, fille de Cérès, femme elle-même d'Enna, fui enlevée par un riche paysan el périt en même temps que lui dans le lac Perçus qu'il voulait traverser avec sa voiture pour tâcher d'échapper aux poursuites! I). Pirmicus mentionne ensuite brièvement le culte d'Adonis, de Sébaze el de Cabyre el montre comment la croj ance à ces divinités impures repose seulement sur les penchants immoraux des hommes euxmêmes : ils se prévalent en effet des crimes de ces dieux pour colorer et excuser les leurs (c. 12). <mi devrait loger au théâtre de telles religions el changer les prêtres en comédiens! L'auteur, après avoir mentionné Sérapis, eu qui on ne fait que révérer Joseph, l'arrière-petit-fils de Sara,et,« pour ne rien oublier » (c. 14), après avoir dit un mot des Pénates, de Vesla el du Palladium, recherche la formation des noms des dieux c. 17 et en donne les étymologies les plus ridicules; ce sont les mêmes que celles qu'employai! L'Evhémérisme, et il en tire parti, comme nous l'avons vu plus haut. Le mystère de la superstition doit donc aussi être enlevé de ces noms.
Vient alors un second chapitre principal, où l'auteur, trailiint encore des mystères, essaye de faire connaître les Signa el les Symbola, qui sont autant de mots d'ordre par où les initiés se reconnaissent (c 18 et s. V C'est le diable, dit-il, qui les a pris de la Bible, surtout des passages des prophètes se rapportant au Christ, et qui, par le vol joint à la fourberie, cherche, à l'aide d'une imitation dépravée, à corrompre la loi de l'ordre divin (2). C'est ainsi que le yx.zi vûjxçie, /oïps -ri:-/ çœç s'explique par l'appellation de fiancé donnée au Christ dans la Bible, et par sa parole « Je suis la lumière du monde; » c'est ainsi que le 8soç b. ~i-.zx: contient le mystère sacré d'a-
1. L'explication détaillée de ce mythe et de ses Sacra (c. 7), montre à quelles ridicules absurdités pouvait conduire le système d Evhémère, en le poussant à bout.