‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 67 sur 353 · Y. ,>. 21, §1 etc. 22, § t et cl", c · texte numérisé non relu

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146 FIRMICUS MATEBNUS 127.1

près lequel le Christ esl devenu la pierre angulaire ; c'esl ainsi qu'il trouve une dénomination des liras de La croix (ce qui est du reste d'un grand intérêt archéologique dans e-jtf î':/.iy<>: SîjjLopçe. Une autre sentence mystique parle même du Dieu sauvé, lequel sera un libérateur de la souffrance, et Firmicus en prend occasion pour faire une petite digression sur les souffrances du Christ (c. 21). Mais un symbole nous fait connaître l'auteur de celte imposture: taupsç Bpaxôvcoç xat taiipou zpx/Mr/ t.x-.^z. A cela l'auteur rattache (c. 27) une exposition qui montre comment le démon a su tromper les hommes dans les actions symboliques de ces mystères secrets, par l'imitation du « bois » qui porta la rédemption à ces mêmes hommes : dans les Sacra de Cybèle, dTsis et de Proserpine, c'est un arbre, en effet, qui joue un grand rôle. 11 expose, d'autre part, la signification du bois dans l' Ancien-Testament, signification qui prépara peu à peu à celle de la croix. Mais, pendant que cette dernière porte le monde lui-même, le bois de Satan est brûlé et, sur ce bois, l'on immole un bélier : e'est là une imitation trompeuse de l'Agneau, le Christ, dontl'Ancien- Testament fournit aussi des prototypes (1). Enfin, Firmicus montre (c. 28), en s'appuyant sur des oracles des prophètes, que les idoles n'ont rien de commun avec Dieu. Il se base alors sur une sentence de Jérémie (comme il le croit du moins, mais elle est de Baruch, c. 6, v. 50 et s.) pour exciter les empereurs à les faire fondre et à les convertir en monnaie ; il leur offre ainsi l'autorité des prophètes afin de calmer en eux toute crainte basée sur la superstition. Il termine en indiquant les défenses faites par Dieu : ne point fabriquer d'idoles et ne point les vénérer : il se reporte notamment au chapitre XIII du Deutéronome, où il est dit que Dieu n'épargnera pas le fils, le frère ni la femme de celui qui viole la loi. La sévérité des empereurs doit donc accomplir à la lettre les ordres de Dieu et poursuivre, de toutes manières, le crime d'idolâtrie (2). D'après le même passage de la Bible, Dieu leur promet, en

1. Ce chapitre 27 est d'un grand intérêt pour l'histoire de la typologie.

2. C'est pour cela, pense-t-il à un autre endroit (c. 16), que Dieu leur a confié la puissance; dans le but, sans doute, de sauver les païens qui courent à leur ruine.

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