‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident; (volume 5)Chapitre 85 sur 353 · DI "1 II' HS KINISTROBüM I T.'i · texte numérisé non relu

DI "1 II' HS KINISTROBüM I T.'i

les débiteurs, de protéger les orphelins, de pratiquer l'hospitalité envers les étrangers ; c'esl ainsi encore quesainl Imbroise exige qu'on n'aspire «j m* dans une intention pure et par le mérite de ses bonnes actions, a des places d'honneur, surtout à des postes ecclésiastiques. Lorsque, s'élevanl contre l'ambition et contre L'avarice, dans Le clergé (c. '2\ cl s.), il entreprend un magnifique éloge de la compassion, il nous fait, du même coup, mieux connaître sou siècle et mieux apprécier son caractère personnel.

Gicéron, dans le troisième livre de son ouvrage, irait«1 de futile, clans ses conflits avec L'honnête. En réalité, cette opposition îi»' saur. lit exister. L'honnête seul, dit-il, est vraiment L'utile : le bien suprême est, en effet, la vertu. C'est là aussi l'opinion de saint Ambroise : à son point de vue, cela seul est utile qui sert à la félicité éternelle. L'opposition ne peut donc d'après Cicéron, être qu'apparente. L'utilité qui se produit aux dépens d'aulrui est une injustice; elle est, continue le philosophe, une atteinte portée à la société humaine et contre nature : l'utilité de tous est aussi la nôtre. Saint Ambroise a déjà précédemment exposé (II, c. G) l'identité île ce qui esl vraiment utile avec ce qui est juste. .Non seulement il s'attache ici à la doctrine de Cicéron, mais il fait même un pas de plus. Il faut, selon lui, chercher l'avantage d'aulrui et non le sien propre 1 ), ainsi qu'il est dit dans la lr' Épître aux Corinthiens (c. X. v. 24) : « Que nul ne recherche ce qui est à lui, mais ce qui est aux autres. » Saint Ambroise renvoie, à ce sujet, à l'exemple remarquable du Christ. Après cela, et en s'appuyant toujours sur Cicéron, il aborde différents cas particuliers où cette opposition apparente semble se révéler; mais les exemples qui jouent un grand rôle dans ce livre, sont autres que ceux de Cicéron, car ils sont empruntés à L'Ancien- Testament.

La composition de l'ouvrage est très défectueuse. Le Traité de Cicéron lui-même laisse assez souvent à désirer pour la sûreté de la marche du récit et la clarté des détails : cela n'est pas coulé d'un seul jet. [Un ouvrage de Panstius forme«

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