‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 106 sur 263 · Vov. p · texte numérisé non relu

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cités dans l'ouvrage dtlincmar sur la prédestination (1). Pour propager sa doctrine, Gottschalk avait surtout recours k la parole.

Les quelques poèmes, par contre, qui nous restent de lui sont importants pour Thistoire littéraire. C'est d'abord une épitre poétique à l'ami de Gottschalk. Ratramn, moine de Corbie, épître d'autant plus intéressante, pour le fond comme pour la forme, que son authenticité est d'autant moins contestable. Tout comme dans l'épître de Walahfrid adressée à Gottschalk (2), l'épître de Gottschalk, écrite en vers hexamètres, est précédée d'une préface I« lîiètre lyrique, dans laquelle la Muse (Clio dans Gottschalk, et, dans Walahfrid, Calliope) reçoit l'ordre de faire tenir à l'ami cette lettre poétique (3). Le mètre, dans Gottschalk, est Tionique mineur anacréonlique; dans Walahfrid. au contraire, c'est le vers phaleuce. Mais les vers du premier sont rimes et, depuis le commencement jusqu'à la fin, ils offrent un genre de rimes très varié (4). Conformément à cela, les vers hexamètres de l'épître elle-même sont des vers léonins et sont les plus anciens, en général, que nous trouvions employés avec intention dans un grand poème depuis le début jusqu'à la fin (o).

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