‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 122 sur 263 · Carm. quadr., c. il, v. 2i sq · texte numérisé non relu

Carm. quadr., c. il, v. 2i sq

In facie niveum quoddam roseumque rubescit, Quae superat nimphas Luciferique decus.

Cingitur auricomis flavus vertexque capillis, Crisoliti spécimen circulât omne caput

Lactea formoso decorantur colla nitore, Lilia ceu splendent aut elefantis ebur.

3. Carm. qiiadr. c. 12 : « Hinc versus ad Ermingardem imperatricem conscripti in serico pallio de virtutibus Pétri Apostoli. » — Ces vers, comprenant constamment quatre hexamètres réunis, étaient tissés sans doute au-dessous ou an-dessus des scènes. Prudence avait composé de ces Tétrastiques pour expliquer des portraits, auxquels ils étaient ajoutés . (Voy. vol. I, p. 312 et cf., là même, p. 443 sq.)

218 SÉDULIUS SCOTTS [l9o.]

d'une forlo dose do flatterie, ont été écrits, on bonne partie, pour fêter l'arrivée de personnages importants à Liège. Parmi ces derniers, il faut classer le vaillant comte Eberhard, gendre do Louis le Débonnaire, qui possédait des domaines en Lorraine, d'où il tirait son origine. C'est le mémo qui avait donné asile à Gottschalk. Comme il aimait en général la littérature et les gens de lettres et qu'il possédait une bibliothèque remarquable pour cette époque^ il ne fut pas difficile à Sédulius d'entrer en relations avec lui. Outre l'allocution en distiques que Sédulius prononça à son retour dans le pays et dans laquelle il chante ce vainqueur des Normands et des Sarrazins, comme le bouclier do l'Italie (1), le poète lui adressa encore plusieurs poèmes, et ces poèmes sont précisément les meilleurs qu'il ait faits. L'un a trait à la naissance, Tautre à la mort d'un fils du comte : co sont deux élégies, que plusieurs beautés rendent attrayantes (2). Un autre poème ^ également en distiques, est écrit au nom de Hartgar à l'occasion de l'envoi qu'il lui fait de l'ouvrage de Yégèce, De re militari. La trompette guerrière qu'embouche ici, avec succès, Sédulius (3), retentit de nouveau dans plusieurs de ses odes, surtout dans l'une d'elles dédiée à Eberhard et où le poète célèbre encore le pieux héros, le u protecteur de l'Église, » en faisant le tableau de ses combats victorieux contre les Maures païens et en le représentant à la tête des blanches cohortes des Francs (4). Dans d'autres odes, il célèbre, à leur entrée solennelle à Liège, Lothaire et les évêques liégeois, Hartgar et son successeur Francon, à cause dos victoires qu'ils ont remportées sur les Normands. La première de ces odes contient une

\ . Dümmler, 'Eimf Gedichte, c. 5.

2. Dümmler, Op. c, c. 1 et 2. Il est dit d'Eberhard dans la 2- éléo^ie, v. 27 sq. :

Sic tuus ensipotens genitor puerilibus annis Almae sophiae sacra tluenta bibit.

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