Contra Graecorum opposita Romanam ecclcsiam Infamantium
2. Neander, Gesch'. der chr-istL Religion und Kirehe, vol. IV, p. 611.
3. Hincmari, Rhemens archiepisc., opéra omnia accurante Migne. 2 vol. Paris, 1852 {PatroL hit., t. CXXV et CXXVI); —Hincmari, archiep. Rhemens., opéra, cura et studio J. Sirmondi. — Paris, 1645, in-fol. ; V. Noorden, Hincmarj Erzbischof von Reims. Ein Reilrag zur Staats-und Kirchengeschichte des westfrœnk. Reichs, Bonn, 1863; — De Hincmari vita et ingenio (Thèse de Doctorat, Strasbourg, 1859), par Diez.
[248.] VIE. DE PRAEDESTINATIO.NK DKl, Kir.. '21'.'*
Ilincmar, Franc d'origine, était d'une race illustre : il naipiit vers l'an 80() et fut destiné, déjà dès Tenfance, à l'étal ecclésiastique. Il fut élevé au monastî're de Saint-Denis par un lioninie d'une haute éducation, Tabbé IJilduin qui, en 822, devint archicliancelier de Louis le Débonnaire (l). Ilincmar le suivit à la cour impériale, dont il apprit à connaître fort bien les institutions, ainsi qu'en témoigne un de ses ouvrages. Cet homme encore très jeune et que son esprit ascétique recommandait au pieux Louis reçut, en 829, de concert il est vrai avec Uilduin et d'autres prélats, la haute et importante mission de réformer le monastère de Saint-Denis, en y introduisant la règle de saint Benoît. Simple chanoine jusque-là, Ilincmar revêtit alors l'habit de moine. Tout en jouissant des faveurs particulières de Louis le Débonnaire et non moins de celles de Charles le Chauve, il ne commença cependant qu'après le traité de Verdun à jouer un rôle dans la vie publique. Jusqu'à cette époque il se consacra, semble-t-il, aux savantes études sur la théolog'ie et acquit des connaissances très étendues des Pères de l'Église . Après avoir, en 844, lorsqu'il était encore simple prêtre, reçu de Charles deux monastères, il fut élevé, l'année suivante, sur le siège archiépiscopal de Reims^ le plus illustre et le plus puissant parmi tous les sièges épiscopaux de la France de l'ouest^ et qui était longtemps resté vacant.
Nous ne saurions suivre ici, dans tous ses détails, l'activité extraordinaire qu'Hincmar déploya pour l'Eglise et pour l'Etat dans cette position, jusqu'à la fin de sa vie (882), non seulement sous Charles le Chauve, mais même sous ses faibles successeurs. C'était un homme d'une force de volonté et d'une énergie rares, mais impérieux et passionné : pour défendre les droits de son pouvoir d'évèque métropolitain, il entra en lice avec une hardiesse égale contre la papauté et contre la royauté ; il sut défendre contre tout le monde , d'une manière infatigable et jusqu'à la dernière extrémité, ses opinions religieuses ; toutefois, armé d'une grande prudence, plein même de finesse, il ne fut pas en peine sur le choix des moyens et il se rendit coupable de maintes équivoques. Mais, d'autre part, cet homme que