‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 187 sur 263 · Praef. l. Il, V, 26 sq · texte numérisé non relu

Praef. l. Il, V, 26 sq

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surtout si l'on fait entrer en ligne de compte les remarques qu'Heiric y ajouta lui-même, à ce qu'il semble. Ceci vise spécialement l'invocation et la préface du sixième livre. Dans celle-là, c'est l'invocation à la sainte Trinité qui y donna lieu; dans celle-ci, l'auteur fait l'éloge du nombre six, dont il explique la signification mystique, ce qui ramène encore à la Trinité. Dans ces deux poèmes, on rencontre fréquemment des termes grecs, et des vers entiers même enclavés dans le premier. Deux autres parmi eux témoignent chez l'auteur d'une connaissance de la mythologie bien extraordinaire pour cette époque : dans la Pmefatio V, il raconte le sort d'Icare (1), lequel doit bien servir de leçon, à lui poète, qui, dans son entreprise sublime, ose se comparer à Icare; dans l'Allocution, il parle de la fable de Danaë. Même sans cela, cette allocution de l'auteur à son livre ne manque pas d'intérêt. Heiric craint de le voir faire son apparition en public sans être assez limé, sans l'être comme les ouvrages de Maron; la critique dont il peut être l'objet, voilà ce qui le trouble; il ne semble attendre des éloges que de moins profanes (2) ; il a peur enfin qu'après tant d'échecs il ne doive prendre le chemin de la boutique de l'épicier (3)! Puisse saint Germain lui épargner un tel déboire I

Dans la vie elle même, Heiric s'est efforcé, au moyen de descriptions et de tableaux poétiques détaillés, de relever l'intérêt que lui offrait déjà son modèle, par exemple, dans un sujet très attrayant à cette époque, le récit de la vie ascétique du héros, où l'auteur descend jusqu'aux plus profonds détails et où s'établit un contraste avec la vie antérieure, aisée et profane de son héros (1. II, c. 1); il faut citer encore, comme autres exemples bien remarquables, la description de la renommée, Fa772a (1. I, c. 2. § 31), qui montre plus d'un

1. Heiric traite ce sajet d'une manière indépendante, et rien ne rappelle le récit d'Ovide {Métamorphoses, Wllf v. 183 sq.)

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