Le paradigme est le suivant
3. Originairement ce n'était que le premier hémistiche; en changeant le premier iambe contre un trochée, il en résultait : u-u-\j:-uu-u- Ce changement est très fréquent dans ce rythme; des vers isolés montrent encore le caractère primitif, par exemple, dans l'élégie sur Aquilée, str. 15 : Ad mansionem. Cf., plus haut, p. 314, rem. 2.
4. Ecu mihi misero, ou Heu me dolens plango (cf., plus haut, p. 312. rem. 2). Telle est la formation des strophes, dans l'édition de Pertz; dans celle de Du Méril au contraire, les lignes-refrain ne viennent qu'après quatre longues lignes, de sorte que. chez lui, les strophes ont cinq lignes.
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c'est la rimo arcoiipléo, (l'un bout à l'autre (1) : scnicm.'nl mi y trouve parfois plusieurs couples des] mêmes rimes, les uns à la suite des autres; l'autre est généralement monorime (2j, et cette rime, qui rattache ensemble tous les v<ms de la strophe, s'étend aussi à plusieurs, même à toute une série de strophes : c'est ainsi que tous les vers des six premières strophes sont en n, ceux des six qui suivent en //.s-, après quoi les rimes deviennent plus variées et sont parfois même accouplées.
La parabole et la légende de Placidas olTrent des rythmes iambiques tout particuliers. Le paradigme du premier de ces poèmes est : u- u - uu -u-; il y a, par conséquent, au troisième pied une double thésis (3). Dans ces lignes courtes, il est tout aussi peu question d'une césure déterminée que dans le dimètre ianibique rythmique ; la raison en est précisément dans le peu de longueur des lignes. Cinq vers forment une strophe; la rime n'y apparaît que sporadiquement. Le rythme de Placidas est encore plus remarquable. En voici la composition: u-U-^y-u I u-u -U-; une double thésis peut donc prendre place au troisième pied; c'est même ce qui a lieu très généralement, mais jamais cependant lorsque l'accentuation du pied précédent est indécise, afin d'éviter une triple thésis (4). Ici également cinq vers forment une strophe ; la rime y appa-