‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 232 sur 263 · Alabillon. /. c, Sacc. III, pars 2, p. 96 sq · texte numérisé non relu

Alabillon. /. c, Sacc. III, pars 2, p. 96 sq

3. A l'arrivée des Normans, Paris et tous les monastères des environs avaient été abandonnés. Là-dessus, l'auteur dit : «Timor siquidem et metus universos invaserat, utpote merito iniquitatis divino enudatos auxilio atque ideo mundanae defensionis destitutos solatio. Quis, rogo, non doleret, antequam bellum committeretur, fugatum exercitum, antequam jaceretur sagitta, confossum, ante scuticonlisionem ignominiose subactum? » (L. I, c. 1.)

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payant un tribut (1), tout cola nous ost ici (lq)..i„| avec m,., grande force de vérité. La première invasion, cell.' .jui cul lieu en l'an 84o, est racontée dans le livre picinirr, tandis (jn.« le deuxième est consacré à celle qui eut liou qu('l('iaes années plus tard, de même qu'aux miracles opérés, à ces époipies, par le saint : parmi eux méritent d'4^tre citées maintes visions de ses moines, ainsi que la peste qui s'abattit sur les Normans et leur duc (1. I, c. 12 sq.). Vers la fin de chaque livre, se trouve ajouté un poème : le premier, en distiques, est court et sans la moindre valeur; le deuxième, en tétramètres trochaïques catalecliques rythmiques, est un salut au saint, à sa rentrée dans le monastère; le poète y célèbre également, conmie un miracle, la conservation de la vie des moines, dont il a déjà parlé (c. 10), pendant une incursion des Normans : ils parvinrent à échapper à leurs mains en se cachant. Cette « nouvelle hymne de salutation » fut chantée par les moines, quand on ramena les reliques dans le monastère.

Il est à peine besoin de faire remarquer que ce genre d'historiographie eut, pendant cette période, ses représentants même en Italie ; mais leurs ouvrages, autant que je le vois, sont trop peu importants pour en parler ici. Faisons remarqueiseulement l'opuscule : De apparitione S. Michaelis [2) , qui nous raconte, d'après une tradition pieuse, la fondation de l'église Saint-Michel, sur le mont Garganus, enCampanie. Un riche propriétaire de troupeaux, appelé Garganus, remarque l'absence d'un taureau ; il le rencontre enfin sur la cime de la montagne, devant l'entrée d'une caverne : plein de colère, il lui décoche une flèche ; elle fait choc en'retour et le transperce lui-même. Effrayé de cet événement, le peuple va demander

1. ({ Siquidem Ragenarius duxauctorque totius memorati mali anto profanum Horich Nortmannorum principem cum ingenti superbia venions, ostendit ei quod secum hinc absportaverat aurum argentumque multum, dixitque quod opinatissimam Parisius civitatem captam liabiTet, quodque rnansionem Germani senis, quae in eadem terra deeentissima haberelur, intrasset, insuper et quod omne ICaroli regnum sibi ratione tributi subjugatum haberet. » (L. I, c. 12.)

2. Liber de apparitione S. Michaelis inGargano, dans les Monum. German. histor., Script, verum langobardic. et ifalic. Saec. T7 — A', p. 5'i0 sq.; — Cf. Gregorovius, Wanderjahre in Italien, Leipzig, 1880, vol. \\ p. 92.

392 BIOGRAPHIES PROFANES '. VITAK LUDOVICT. THÉGAN L^oS-J

conseil à Tévêque. Celui-ci prescrit un jeune de trois jours et des prières, pour obtenir de Dieu la manifestation de sa volonté. Voilà que l'archange saint Michel apparaît à Tévèque et lui annonce que, par ce miracle, il a voulu se manifester luimême comme le gardien de ce lieu. Cette explication est conhrmée par une victoire que Les Bénéventins remportent sur les Napolitains encore païens : un orage terrible, en effet, partant du haut de la montagne, répand la panique parmi ces derniers qui prennent la fuite : la trace des pieds de l'ange, gravée sur le rocher de la caverne, témoigne de sa présence en cet endroit. On y trouve ensuite le récit de la construction miraculeuse de celte merveilleuse église.

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