‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 247 sur 263 · Voy. vol. I, p · texte numérisé non relu

Voy. vol. I, p

2. Elle eut plus tard, de la part d'autres auteurs, deux continuations insignifiantes.

3. C'est, à mon avis, ce qu'indique le passage suivant : « Quaedani elumi ex divinis libris ad eruditionem legentium, ubi opporlununi duxinuis, sul.notantes, ut ex brevi lector plura colligere possit. •>

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paiement des types du Christ, « préfiguration », dit l'auteur lui-même, qui a lieu « sans préjudice de la vérité historique. » Le Martyrologe d'Adon, ouvrage bien plus considérable que les martyrologes anciens, fut composé, comme le remarque l'auteur dans la préface, à la prière d'hommes pieux. En prenant la plume, l'auteur poursuivait un double but : il voulait d'abord compléter les jours laissés vides par Florus, et, en second lieu, donner des détails plus exacts sur les saints dont on célébrait la fête : voilà pourquoi, grâce aux Codices que Fauteur avait apportés d'Italie, nous trouvons, dans la deuxième partie notamment, des communications très détaillées sur les Passions. S. Ad on toutefois ne s^est pas contenté de ces développements de l'ouvrage de Bède et de Florus; il a de plus^ comme introduction à son martyrologe^ donné deux compositions spéciales : d'abord un martyrologe très ancien venant de Rome et qu'il avait copié à Ravenne, afin de fixer d'une manière certaine, par l'autorité de cet ouvrage antique, les dates des jours de fêtes qu'on avait trop souvent jusquelà communiquées d'une manière défectueuse; ensuite, un petit livre sur les fêtes des Apôtres, de leurs disciples, de quelques martyrs privilégiés, ainsi que de la sainte Vierge; cet opuscule, où l'on ne trouve point l'ordre chronologique, débute avec les chefs des Apôtres, Pierre et Paul, et finit avec la Sainte Vierge.

Mais le Martyrologe d'Adon, fut bientôt relégué au second plan par un autre martyrologe : ce dernier, qui avait utilisé le précédent, fut composé même avant le milieu de la huitième décade (1); il offrait, d'une part, des renseignements bien plus complets quant aux noms des saints, et, dePautre, il évitait la minutie des détails dans les histoires des martyrs; il était par conséquent plus approprié à l'usage pratique de l'église. J'ai nommé le martyrologe d'Usuard, ce moine de Saint-Germain de Paris, dont nous avons déjà parlé dans la translation de Georges et d'Aurèle (2). Son travail entrepris, d'après la pré-

1. Car Tauteur donne à Charles le Chauve le simple titre de roi.

2. Voy. plus haut, p. 389 sq. Le martyrologe se trouve également dans Migne, Patrol. lut., t. 123, p., 453 sq. et t. t24, (( ex recensione Sollertii et ad édition. Benedictin. collatum. »

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face, surrovdrc de Charles le Chauv.-, fui inlrodnil ,..m, a |m.„ dans les églises de rOccidenl tout onlier, et adopt.'- lu.Mn.' |.ai Rome, en sorte que, tout en recevant des ad<lilions (k; la part d'autres auteurs, il devint la base fondamentale de t.nis Irs martyrologes à venir.

CommearchevequedeYienne,S.Adoncomposaenrore,dans l'intérêt de son église, \ixPassio7i de Désidérius, évèquedc celle ville, qui avait été mis à mort comme adversaire de Hruueluiul, ainsi que la vie de saint Theudérius, qui avait, au vi' sii-de, fondé des monastères près de Vienne.

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