‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 246 sur 263 · V. vol.I, p · texte numérisé non relu

V. vol.I, p

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conveision de Reccarede au call.(,licis,n... Il est manifosN» que cette division de la deuxième partie a M aT' Ihistone de ILghse chrétienne, el que, considéré, au point de vue de cette époque, elle paraît aussitôt, ahstractionV/it!' du livre deuxième, entièrement motivée. C'est ce (n,i a li.u également pour la fin de l'ouvrage : ce n'est que par sLint (iré. goire le Grand que l'Eglise romaine devint indépendant. .1. Byzance et que, bientôt après, ainsi que l'ajoute encuiv lanteur, elle fut reconnue par l'empereur lui-même comn.r la mère et la maîtresse de toutes les églises. A cela vient encore s ajouter, du moins, d'après la dédicace de la deuxième parti. un autre motif profane de terminer son ouvraoe, motif nu/- Wattenbach a fait remarquer à bon droit: c'est la lin, en Ocrident, de la puissance des empereurs romains; ils ne sont plus en effet, qu'empereurs de Byzance, et leur domination, comme le dit Frechulf (Ij, disparaît en Gaule comme en Italie. La disposition de l'ouvrage tout entier montre déjcà que, dans cette histoire universelle, se manifeste de plus en plus un double courant, un courant religieux et un courant profane, l'histoire de l'Eglise et du peuple choisi marchant de pair avec l'histoire des empires terrestres. La Cùé de Dieu, de saint Augustin, et r//?5^02>^, d'Orose, laquelle ne devait servir que de cnmplénient à la Cité^ de Dieu, ont exercé la plus grande inlluence sur la disposition et l'exécution de cette Chronique universelle. Mais, pour le fond, elle n'est guère qu'une compilation littérale des livres les plus divers; c'est un vrai travail de mosaïque : pour le même chapitre, les phrases sont puisées dans trois, quatre et même dans un plus grand nombre de livres (2) ; le fait a lieu çà et là avec peu de changements (3), et il en résulte quel-

1. Voici ce passage de la dédicace : (( Igitur ab Octaviano Auguste et D<> mini nativitate Salvatoris nostri aggressus sum scribendo opus, quod perfgi usque ad régna Francorum et Langobardorum, deficieiUibus Romanoruni imperatoribus seu judicibus ab Italia et Gallia, GoLorum quoque regibus, qui successerant, ab iis etiam depulsis. »

2. Ainsi que Grünauer l'a dén:iontré dans l'ouvrage tout entier.

3. On ne devrait pas perdre de vue, dans une nouvelle étude de cet ouvrage, et nous allons montrer par un exemple, qu'on y trouve parfois des changements très importants : le ch. iv du I'^'" livre de la 2^ partie, chapitre (jui

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ouefois que le même récit se représente encore dans un autre passage. Les principales sources de Frechulf sont, outre les deux que nous avons déjà nommées, la chronique universelle d'Eusèbe saint Jérômo , l'histoire de l'Eglise d'Eusèbe avec continuation par Rufm, l'ouvrage intitulé Hhtoria tripartita^ les chroniques universelles de saint Isidore et de Bède, les ouvrages de Josephe et de Jordanès, Aurélius Victor, Florus, le livre appelé Historia miscella, le De viris illustribiis de saint Jérôme : Freclmlf n'a fait que reproduire en grande partie ce dernier ouvrage, vu qu'il accorde, ce dont il faut bien lui tenir compte, une considération toute particulière à la littérature chrétienne. Un de ses principaux défauts consiste en ce que, en règle générale, lorsqu'il nous raconte les événements, l'auteur néglige de nous en donner la chronologie : on trouve, seulement à la fin des livres, des calculs de périodes de temps, de même que le nombre d'années pendant lesquelles les rois ont régné. Les différents récits ne sont ordinairement reliés entre eux que par des données tout à fait générales, comme Quo tempore, tiuic, interea^ ou bien même par un simple igitiir, qui répond à notre donc.

L'autre ouvrage, moins original dans la disposition et de moins grande étendue, offre davantage, par contre, dans la forme, le caractère de la chronique universelle. Il a pour auteur Adox (1), archevêque de Vienne, connu d'ailleurs par ses qualités littéraires. Issu d^une ancienne et noble famille de la France de l'ouest, il avait été élevé dans le monastère de Ferrières, si distingué par les études littéraires, comme nous l'avons déjà vu, et il y avait pris l'habit monastique. Il travailla

traite d'Octavien, est d'abord emprunté à Orose, ensuite à Aurélius Victor; là-dessus, vient un petit passage dont la source est inconnue, et, après, encore un extrait d'Aurélius Victor (Ep. c. 1 fin), où il est dit : « Imperavil annos quinquaginta et sex etc.^ qui certe numquam aut reipublicae ad se potentiam traxisset, aut tamdiu ea potiretur, nisi magnis naturae et studiorum bonis ahimdasset. » Or, à la place de ces expressions en italique, Frechulf a écrit : J^sisi pro causa nativitatis Domini hoc fieret.

1. S. Adonis opéra ad fidem editionum Rosiceidi, Mabillonii,efc. recognila et expressa, accur. Migne. {PatroL lat., t. 123); — Extraits de la chronique et chronique complète à partir de 814, dans : Momtm. German. histor., scriptor.y t. II, p. 315 sq. éd. Pertz. (Praef.); — Histoire littéraire de la Fronce, t. V. p. 461 sq.; — Waltenbach, op. c, p. 179.

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ensuite pendant quelque temps dans le monastJ'iv dt; IViini, lequel, sous Mcarcward, était inliinmicnt uni îi Ferneres ; il lit ensuite un voyage en Italie et séjourna à Home pendant <i[i.i années. C'est pendant ce voyage surtout, (pi'il rccucillii L-s matériaux pour son Martyrologe. De retour dans sa patrie, il obtint une cure à Lyon. Son érudition et ses talents {v.i il lit preuve de ces derniers en composant son Martyrologe) le recommandèrent, en 860, poui- le siège archiépiscopal si important de Yienne, alors vacant. C'est là que, jouissant d'un«' estime universelleil travailla jusqu'à sa mort, arrivée en 87 i. Sa chronique, divisée d'après les six âges du monde, a pour base immédiate Fouvrag-e de Bède, qu'il ne fait que suppléer ou modifier; pour atteindre ce but, il emprunte principalement ses matériaux à la chronique de Bède et à Orose; puis en seconde ligne, aux Gesta regiimFraiicoriim (1), et ces matériaux il les encadre textuellement, la plupart du temps. Ensuite, lorsque l'ouvrage de Bède arrive à sa fin, Adon consulte les annales des monastères et de l'empire jusqu'à ce qu'il arrive à l'époque contemporaine, qu'il traite sans largeur. Il a mené^ en effet, sa chronique jusqu'à la fin de la septième décade du IX® siècle (2). Là même où Bède l'abandonne, il prend pour fil conducteur la succession des empereurs ; seulement, avec Charlemag'ne,il passe de l'Orient en Occident. Dans le dernier âge du monde, on trouve quelques documents de valeur sur la ville de Yienne. Quelque peu original que soit cet ouvi'age, pour le fond comme pour la forme, il a pourtant une particularité qu'on n'a pas du tout remarquée jusqu'ici, quoique l'auteur prenne lui-même soin de l'indiquer dans l'introduction (*^). A chacun des quatre premiers âges du monde, en effet, il a ajouté une explication allégorique des plus importantes actions bibliques, comme aussi des personnages des livres saints, et ces derniers il nous les montre comme des types, et princi-

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