‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 253 sur 263 · Voy. l'inlroductioii et le c. 5, éd. Parthey, p · texte numérisé non relu

Voy. l'inlroductioii et le c. 5, éd. Parthey, p

2. Voy. ces hexamètres parmi les vers ajoutés aux Partitiones diiodecim versimm AEneidos principalium, dans Keil, Grammatici lut., t. III, p. 390.

3. Comme le dit Dümmler, op. c, p. 256. — Parmi les vers queDümmlcr nous communique par extraits, on en trouve (ce qu'on n'a pas encore lail remarquer) de rythmiques d'une formation toute spéciale : ce sont deux longues lignes formées de deux dimètres iambiqucs, par conséquent des vers de seize syllabes, avec une césure après la huitième; le rythme iamhique y domine. Les longues lignes y riment deux à deux, la rime intérieure qui réunit alors les deux hémistiches, s'y montre aussi parfois, par exemple :

Ac duodena vitia, quae sunt in prosa turpia. In melro cum peritia absque ulla stultitia, Sed cum vere invenerit quod débet reprehendere, More fraterno corrigat, ut me possit defendere.

Ici également les vers rythmiques sont employés par manière de plaisanterie. Cf. plus haut p. 354.

4. Tout comme Hibernicus exul offrait ses poèmes à Charlemagne. \ ., plus

haut, p. 67.

430 DicüiL i393-4.]

pire (1) ; à ce rapport l'auteur a ajouté des extraits d' u une cosmographie composée sous le consulat de Jules César et de Marc Antoine » (2), ainsi que des extraits de Solin, de Pline, des Etymologies de saint Isidore et des Périégésies de Priscien : les emprunts fait à ces auteurs et les renseignements qu'il devait à la tradition orale, comme nous Tavons dit précédemment, sont généralement descriptifs.

L'auteurne traite d'abord, conformémentà la disposition du livre, que des mesures, longueur et largeur des principaux pays de la terre; pour quelques-uns toutefois, il parle aussi des provinces qui les composent^ car, en donnant les dimensions, il trace aussi à grands traits leurs bornes. Vient ensuite un chapitre concernant les cinq fleuves principaux et quelques autres ; les premiers sont le Nil, auquel Fauteur consacre le plus de détails; l'Euphrate, le Tigre, le Gange et le Danube. Ici, l'auteur ne s'en tient pas aux simples mesures, mais il traite aussi des îles et des pays auxquels ces fleuves appartiennent, et surtout des animaux sauvages remarquables que l'on y rencontre (3). Là, Fauteur puise principalement dans Solin; mais, en parlant du Nil. il nous communique le récit d'un moine irlandais (c. 6) qui, faisant voile de Jérusalem vers l'Egypte, navigua sur ce fleuve : il admira les sept « greniers » que Joseph y fit bâtir pendant les années d'abondance (les Pyramides), et il arriva, en bateau, par un canal, jusqu'à la mer Rouge. Ensuite Fauteur consacre un long chapitre aux îles de la mer : ici également, il nous rapporte sur Thulé (l'Islande) et sur les îles Faroë, ce que lui en avaient appris des clercs irlandais qui les avaient visitées (4). Dicuil traite, après cela, des dimensions delamerTyrrhénienne, c'est-à-dire, ici, de toute la Méditerranée et de ses îles. En terminant, il parle des six montagnes

1. Géomètres sur lesquels nous n'avons du reste aucun renseignement; il faut bien ici comprendre Théodose I. Voy. Parthey, Pracf., XII sq.

Page 1