V. c. 8, éd. Parlhey, p
3. Il ne parle pas que des animaux sauvages ; l'on y rencontre, en effet, des détails sur les autres animaux et une longue description du Phénix, d'après saint Isidore et Solin. Voy. Parthey^ p. Ô9 sq.
4. C. 7,, éd. Parthey, p. 42 sq.; il y avait déjà trente ans que des clercs avaient communiqué à Dicuil les renseignements sur Thulé, où ils avaient séjourné pendant six mois.
[394-5.] ÜKUNARDLS. ITINKHAUII M ÜU
les plus élevées. Ce soiil : l'Olynipe, le iikmiI Alln.s, l'Alhis, h- Pélion, les Alpes et les Pyrénées. Kiiliii, l'auüMir ajoute à ce chapitre quatorze hexamètres qui mettent lin à ICiivra^'e,
Cette rapide analyse montre déjà comhien la dispositiofi de cette œuvre est défectueuse : c'est une compilation «grossière et sans ordre, dans plusieurs de ses parties. Kemarquons Imih'fois que Fauteur ne procède ,pas ahsolument sans crirKpic : il doute de quelques données « incroyables »de Solin ; bien j)lus, il en supprime une et en redresse une autre (1).
Le second écrit est un court Itinéraire (2) d'un ancien moine franc, qui appartenait peut-être à un monastère de l'Italie (3); il s'appelait Bernard et il nous décrit un voyage de Rome à Jérusalem. Cet itinéraire contient plusieurs renseignements intéressants; il a déjà de la valeur, en ce qu'il est un des plus anciens qui aient rapport aux Saints Lieux. Bernard fit son voyage en compagnie d'un moine bénéventin et d'un moine espagnol. Après avoir reçu du pape Nicolas (4) la permission et la bénédiction, ils allèrent d'abord au mont Garganus, pour y visiter son église merveilleuse, dont Bernard fait une courte description (5). De là, ils se rendirentà Bari qui, à cette époque, appartenait aux Sarrazins. Là, ils se procurèrent des passej)orts
I.V. plus haut, p. 428 rem. 3, et cf. Parthey p. 55, 56 et 80 sq.
2. Dans les Descriptiones Terrae sanctac ex sacc VIII IX, etc. nach ilandwid Druckschriften heraiisgeg. v. T. Tabler. Leipzig-, 1874, p. 85 sq. et 393 sq.
3. Il dit, dans rintroduclion, des frères qui raccompagnent : « Ex quibus unus erat ex monasterio beati Innocenta Beneventani, alter Hispanus, » et il ajoute ensuite : « Francia vero est nativitaiis meac locus. » On serait tenté de croire, d'après cela, qu'il n'appartenait pas à un monastère de la France, sans quoi il n'eût pas manqué de l'indiquer ici. D'après une remarque, au c. 9, la Champagne paraît avoir été sa patrie.
4. Il ne peut être question que de Nicolas P^ qui fut pape de 858 à 807; l'époque de ce voyage est déjà déterminée par là d'une manière générale. Mais la mention qui v est faite de Théodose, comme patriarche de Jérusalem (c. 10), montre qu'il ne peut pas avoir été entrepris avant 804, vu que théodose ne fut élevé à cette dignité qu'en cette année-là (v. Tobler, p. 396) — Guillaume de Malmesbury parle aussi de cet i//mw7n;r , dans De reb. neüls regumAnglor., 1. IV, c. 2, mais il place à tort ce voyage en 1 an 870, deux manuscrits offrant également cette date : d'aüleurs il est cvi.lent que Guillaume y a puisé son affirmation.
o. Cf., plus haut, p. 391 et 392.
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en forme (1) auprès du « sultan de cette ville », afin de pouvoir continuer leur voyag-e à travers le pays des Kalifes. Mais ils ne devaient apprendre que trop tôt combien peu ces passeports leur seraient utiles. A Tarente, où l'on était occupé à embarquer pour TAfrique neuf mille prisonniers chrétiens du Bénévent, ils trouvent Toccasion de passer à Alexandrie sur Tune de ces embarcations. Ici (c. 6), Fauteur parle du vol du corps de saint JMarc par les Vénitiens. Nos pèlerins continuent donc leur voyage sur le Ail et se rendent au Caire ; mais là, malgré leurs passe-ports, ils sont mis en prison. Ce n'est qu'après avoir payé enfin treize deniers, somme qu'ils avaient déjà dû débourser à Alexandrie, qu'ils reçoivent de nouveaux passeports; ceux-ci sont valables, mais à la condition d'être visés dans les villes par où Ton passera, ce qui occasionnera de nouveaux frais (2).
Du Caire, ils rebroussent chemin vers le Nord. Ils passent par Damiette et Thanis, riche en chrétiens, et ils se rendent à Farama, d'où ils parcourent le désert. Ils arrivent enfin à Jérusalem, après avoir touché à Gaza, Ramleh et Emmaüs. L'auteur parle rapidement des Lieux-Saints et des églises qu'on y a bâties ; mais il s'étèndplus longuement sur celle du Saint- Sépulcre, qui renferme en elle le centre du monde (c. 1 0) . Il vante l'hôpital pour les pèlerins de langue latine. Grâce à la générosité de Charlemagne, cet hôpital ne possède pas seulement des terres nombreuses, mais même une bibliothèque. Il va sans dire que les pèlerins visitent aussi les endroits vénérés du voisinage, comme Gethsémani, la vallée de Josaphat, le mont des Oliviers, Béthauie, Bethléem; l'auteur ne manque pas de faire à ce propos des remarques bien intéressantes (3).
1. « Qnarum textus epistolarum notiliam vultus nostri vel itineris exponebat. » (C. 3.)
2. « Postquaiii vero inferius nominatas civitates ingressi sumus, non prius permissi sumus exire quam chartam aut sigilli impressionem acciperemus, quod uno velduobus denariis impetrebamus. >' (C. 7.) On voit quels police de l'empire des Kalifes, à celte époque, ne le cédait en rien à celle de nos jours.
3. Par exemple, c. 12 : « In ipso etiam loco est ecclesia in quo Dominus tradilus est; habet ibi quatuor mensas rotundas coenae ipsius. )> Ceci est digne de remarque, par rapport à la Table-ronde.
[396. 1 ITI.NKUAIUIM 43. *{
Bernard ne parle (|ue de trois stations (jiril lit, priidanl son retour: le mont d'or et sa crypte, pn;s de Uoine; Uonie elkmôme, où l'auteur prend congé de ses compagnons de voyage; et l'église de Saint-Michel ad diias tumhaSy dont il raconte un miracle naturel (1). Ici se termine la relation de ce voyage. Les quelques notices isolées (jui suivent ont été évidemment ajoutées plus lard (2).
1. On ne saurait déLcrminer de quelle église il pourrait bien être ici question.
2. 11 est d'autant plus douteux que ces notices aient été écrites par l'auteur, qu'elles ne se trouveat pas dans tous les manuscrits.