Ce mot avait alors la signification âe jeune homme
4. Dans Calpurnius, £"0/., V ; ce Micon est le maître de Canthusavecle que il chante, lui le senior, avec hjuvenis; Naso a peut-être eu dans la pensée une relation semblable; en tout cas, lui pwer, se trouve en face de Micon, senex {senior). Virgile met aussi en scène un Micon, notamment dans Té-
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lui aussi, ^'•agiioi' les faveurs de David, de rcmpereur, nui a déjà daigné accepter gracieusement lesodVandesdc sa muse. Lui, leur Palémon, contemple, de la haute citadelle de la « nouvelle Rome, » tous les royaumes soumis à son u empiie ; » après s'être renouvelé, le monde est revenu à ses moeurs d'autrefois ; la Home de lïige d'or, renouvelée elle aussi, renaît à l'univers (1). Palémon n'est autre ici, pour Xa puei\ que l'empereur ; c'est le nom d'un berger de la troisième églogue de Virgile, et il a été choisi comme juge du combat du chant: comme lui, Charles portera la sentence dans la lutte engag-ée. Le vieillard ne partage pas l'espoir du jeune homme ; il croit, au contraire, que Charles méprise ses poèmes ; bien plus, il lui remet en mémoire le sort de son antique parrain, Ovide. Lj jeune chantre rappelle, à son tour, les récompenses qu'obtinrent, dans l'antiquité, Yirg-ile, Lucain, Ennius : eh quoi I il n'en serait plus de même au temps présent? Homère (Angilbert), Flaccus (Alcuin), Théodulphe et Eginhard, chargés de récompenses magnifiques, témoignent de l'amour de Charles pour la poésie (2).
Le deuxième livre (cent vingt et un hexamètres) contient donc la lutte des deux chantres, carie vieillard finit par céder ; il provoque même maintenant le jeune homme, en faisant uufî peinture, aux vives'couleurs, de la chaleur brûlante de midi, heure où les abeilles bourdonnent pleines de joie et où les troupeaux cherchent l'ombre de la forêt. Il invite donc son
glogue III. laquelle a, en outre, uu autre rapport intime avec notre poème. V, plus loin.