CHAPITRE CTXOUÏKArR, THÉODULPHE
Nous avons encore à étudier, dans le cycle de Charlemagne, un poète dont il nous est parvenu des poésies, même en grand nombre, quoique beaucoup d'entre elles se soient perdues : c'est TnÉODLLPHE, évèque d'Orléans (1). En lui est encore représentée une autre race germanique, car il était Golh et il se donne pour tel dans ses poèmes (2). On ne saurait néanmoins déterminer avec une entière sûreté quelle était sa patrie, quoique le choix ne puisse être douteux qu'entre la Septimanie et l'Espagne. C'est pour ce dernier pays que je me suis décidé (3).
1. Thcodulphi Aiireliancnsis episcopl opéra J. Sirmondi cura cl studio édita notisque iUustrata, Paris, 1646, in-8. Cette édit. a été considérablement augmentée dans les Sirmondi opéra, iom. II, Paris, 1696, in-i'ul. ; — .Mabillon, Vetcra Analecta, Paris, 1675, t. I, p. 386 sq. ; —Poetaclat., I, p. 437 sq. ; — Baunard, Théodulphe, évèque d'Orléans et abbé de Fleur y-sur-Loire, Paris, 1860 (Tljèse de doctorat); — Hauréau, Siwjularilés historiques et littéraires ^ Paris, 1861 ; — Rzeluilka, Theodulf, Bischof von Orléans (Dissert.), Breslau, 187.5; — Ebert, Kleine Beitracge zur Geschichte der Karolimjischen Literatur 1 und 2. Dans les Berichte lieber die Verhandl. derKo'niql. satrhs. Gcs.d. Wiss., 1878,11, p. 95 sq. ; — Duemmler, N. A., p.242 sq. ; — Liersch. Die Gedichte Theodulf's, Bischofs von Orleans, Halle (Dissert.), 1880.