V. la lettre 55 d' Alcuin à Erich
A. Gapp. 10-20. Les chap. 20 à 45 se retrouvent, d'après une remarque de Madrisi (p. 30), dans un ouvrage : Admonitio ad ßlüim spirUualem, lequel passa pour une traduction d'un l'vre de saint Basile le Grand, dont roriginal n'existe plus. Mais Madrisi, avec d'autres savants, ne croit pas que cet écrit soit une traduction, mais bien un plagiat du livre de Paulin.
5. Il ne tient guère compte que du choix des conseillers (ch. 6), en avertissant de se défier des flatteurs; le ch. 20 pourrait se rapporter à la position militaire d'Erich; ce qu'il dit des subordonnés, au ch. 29, ne regarde que ceux qui occupent un emploi dans la maison.
lOi PAULIN d'ahIILKE '90-1.]
simple, sans fard mérilenl nos éloges : sous co i*apporl, le livre de Paulin se distingue trî's avantageusement de ses autres ouvrages, notamment de son livre contre Félix, dans lequel on trouve, entassées souvent de manière à rebuter le lecteur, des fleurs de rhétorique iflorefi dictionum) qui poiu^tant en imposaient îi Alcuin lui-même (1). L'ancien grammairien voulait V montrer son art. mais, malgré cette rhétorique et ce stvle fleuri, on reconnaît dans ses images un certain talent poétique. Paulin composa, par le fait, un poème, en cent cinquante-deux hexamètres, intitulé : De régula fidei, dans lequel il fait sa profession de foi aux mystères de la Sainte Trinité et de riucarnation. Il y rattache la description des champs fleuris du paradis, que saint Pierre tient ouverts pour les agneaux, ainsi que celle de la damnation des principaux hérétiques, à partir de Cérinthius, jusques et y compris Sabellius. C'est un poème sans valeur poétique, mais dont le style nous garantit l'authenticité, attestée du reste par la manière dont il nous a été transmis (2). Cette dernière preuve ne saurait être invoquée pour le compte de plusieurs hymnes qu'on attribue à Paulin (3). Une seule, une hymne rythmique sur la naissance de Jésus-Christ, écrite dans le même mètre que le poème sur la destruction d'Aquilée, semble sûrement lui appartenir; dans le manuscrit, elle est signée de son nom. Ce poème de cent cinquante-six vers ofl're un caractère lyricoépique, en ce que, au récit de la naissance du Christ, l'auteur ajoute celui des événements bibliques qui le suivirent jusqu'au massacre des SS. Innocents. C'est donc ainsi que, par le style, il nous ramène au poème consacré à Aquilée, lequel, d'après le manuscrit, est attribué à un Paulin, quoique avec la dénomination de Diaconus. Raison de plus, d'après cela, pour attribuer à Paulin d' Aquilée le poème sur la mort d'Eric h, poème que le copiste d'un manuscrit n'hésite pas à