‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 62 sur 263 · V. Alcuin, Ep · texte numérisé non relu

V. Alcuin, Ep

!"89-90.J LinKH KXHORTATIONTS. POÈMES RKLIOTErx 10.?

(létaillé sur la nianièro do monor à bonne fin la conversion et le haplème des Avares (1). Il s'y montre d'accord avec les principes de son ami Alcuin, principes complètement humanitaires et raisonnables pour ce temps-là.

Rien que par leur seule position, le premier dignitaire ecclésiatiquc et le premier dignitaire laïque du Frioul devaient avoir des rapports intimes, vu surtout qu'ils avaient tous deux un amour égal et une égale fidélité pour l'empereur et que, de plus, le margrave ou (d'après le titre qu'on lui donne communément) le duc (2) Erich avait beaucoup de sentiment pour la culture ecclésiastique. Ce fut pour cet ami que Paulin composa son traité : Liber exhortationü ; il le fit à sa demande, et il paraît que c'est Alcûin qui engage Erich à en faire la proposition à Paulin (3). Cet ouvrage est le seul, parmi ceux que Paulin a écrits en prose, qui entre dans le cercle de notre étude; mais il ne répond nullement à l'attente qu'on pourrait en avoir, parce qu'il est, en partie, une pure compilation d'autres ouvrages, notamment de celui de Pomerius sur la vie contemplative (4). Ce « livre d'exhortation « est un recueil de préceptes spéciaux pour une vie chrétienne et vertueuse et ces préceptes sont traités sans liaison, dans des chapitres décousus, formant difficilement un tout complet et suivi. L'auteur fait bien entrer en ligne de compte le côté laïque de la personne à laquelle il adresse ses exhortations, mais très peu sa position particulière dans le monde (5). Ce livre est donc loin d'égaler, sous le côté pratique, celui qu' Alcuin adressa au comte Wido; mais le style et l'expression claire,

1. Dans les Monum. Alcuin. p. 311 sq., et cf. Alcum, Epp. 56 et 67.

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