‹ Histoire générale de la littérature du moyen age en occident;Chapitre 83 sur 263 · Voy. plus haut, p · texte numérisé non relu

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4. Comme le rapporte son disciple Rudolf dans la Vie de Raban, c. 5 : « Huic itaque monasterio quintus a beato Bonifatio praefuit in regimine Rabanus abbas... Quoties cumque a ciiris saecularibus (quas, prout possibile erat, toto nisu declinabat) liber esse permittebatur, aut îilios sacris litteris instruebat, aut in legendo vel dictando divinis scripturis semetipsum pascebat. »

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de politique, ainsi que le faisait alors si généralement le haut clergé, ce que Raban blâme formellement (1). Certes, il ne pouvait pas néanmoins, dans sa position, s'empêcher de se prononcer en ce point, pendant les guerres civiles. Aussi longtemps que vécut Louis le Débonnaire, il prit parti pour lui, car, dans le conflit entre Louis et ses fils, Raban appuya sa décision sur le devoir de l'obéissance filiale qu'il fi*. ressortir avec beaucoup d'énergie. Mais le principe légitime de l'unité de l'Empire dut aussi contribuer à faire pencher la balance. C'est ainsi que Raban resta impérialiste, après la mort de Louis le Débonnaire, d'autant plus qu'il était l'ami personnel de Lothaire. Peu de temps après, au printemps de l'année 842, Raban déposa volontairement les insignes d'abbé du monastère. Il ne se laissa pas déterminer en cela, ainsi que le dit très bien Dümmler (2), par le seul déplaisir que lui causèrent les événements politiques dont la marche avait pris une tournure contraire à ses désirs, je veux dire par la défaite de l'empereur; mais bien plutôt par le désir de se décharger du poids de l'administration d'un monastère si riche et si puissant, et de la vie des afl'aires pratiques, qui répondaient si peu à ses inclinations (3), et que sa conscience ne lui avait pas permis de négliger. Au surplus, en se démettant de ses fonctions, il ne faisait que suivre l'exemple d'un de ses illustres prédécesseurs, du savant Baugulf.

Après avoir remis à son ami Hatton la dignité abbatiale, Raban se retira donc sur le Pétersberg, près de Fulda, où il avait fait bâtir une belle église, pour s'y consacrer entièrement à ses études et à la composition de ses ouvrages. C'est alors qu'il composa son grand ouvrage encyclopédique De universo. Etant abbé, il s'était montré l'adversaire politique de Louis le Germanique ; mais l'entrevue que lé roi lui-même avait sollicitée de lui fut suivie d'une réconciliation complète. Elu par le peuple et par le clergé, Raban ne pouvait donc

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