SALVE VIRGO
(Bibliothèque impériale, 904, folio xii, verso.)
Comme nous l'avons dit plus haut, les représentations des scènes du Nouveau-Testament avaient lieu dans les églises au moyen âge. Dans la nuit de Noël, une femme était placée dans le chœur, ayant à ses côtés un enfant couché dans une crèche. Trois prêtres habillés en bergers, et portant des bâtons à la main, s'avançaient vers elle et lui adressaient les paroles qui vont suivre. Cette salutation pastorale est assurément un des fragments les plus précieux comme paroles, et surtout comme musique, de l'art du moyen âge. Elle est accompagnée, dans le manuscrit, de rubriques détaillées sur le rôle des anges et des bergers qui adorent le nouveau-né aussitôt qu'il est découvert à leurs veux.
Salve, Yirgo singularis, Yirgo manens Deum paris Ante sscla generatum
Corde Patris ; Adoremus nunc creatum
Carne matris.
Nos, Maria, tua prece A peccati purga fece Nostri cursum incolatût
Sic dispone Ut defc sua frui oatus
Yisione.
Salut, 6 Vierge incomparable ! tout en restant vierge, vous enfantes un Dieu engendré avant tous les siècles dans le cœur du Père ; maintenant qu'il a été créé dans la chair d*une mère, adorons-le.
0 Marie, par votre prière, purifiez-nous de la souillure du péché ; disposes le cours de notre exil de telle sorte que votre Fils nous accorde de jouir de sa vue.