‹ Histoire générale de la musique religieuseChapitre 60 sur 122 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Omnis scriba doctas in regno cœlorum similis est homini patriâunilias qui profert de thesauro suo nova et fêtera.

(Matth. luij sa.)

« Mundum tradidit disputationi eorum. )> Chaque époque o£Fre à la discussion une matière qui lui est propre. L'enquête que nous faisons dans les pages suivantes, parait être une des nécessités de notre temps. En effet quoique beaucoup de personnes compremient toute l'importance de la musique et la considèrent comme un des éléments de l'éducation chrétienne, on ne peut pas dire qu'il existe des notions. claires et pratiques sur les qualités que requiert cette musique.

L'auteur espère qu'on ne le taxera ni de présomption ni de sévérité, s'il fait remarquer ici que cette enquête, pour être bien considérée et étudiée, réclame plus de vraie réflexion que beaucoup de personnes ne seraient disposées à lui en accorder. Si ses vues rencontrent de l'opposition, il prie le lecteur de vouloir bien se rappeler que la cause de la religion ne peut que gagner à l'application d'un raisonnement juste et profond sur un point aussi important,^ et qu'elle ne saurait tirer aucun avantage de raisonnements faux et ridicules.

11 croit devoir ajouter qu'en se servant du terme de musique moderne^ il envisage cette classe d'iouvrages composés en ces deiv niers temps et différant entièrement parleur caractère des œuvres de Palestrina et de l'école moderne des compositeurs qui se sont exercés à harmoniser le plain-chant. Ces dernières compositions possèdent légitimement une certaine sanction comme œuvres du

du génie et de la piété : TÉglise peut les encourager et les cultiver comme de brillants suppléments du chant liturgique; mais

elle doit en subordonner Tétude et Texécution à l'étude et à

l'exécution de son propre chant^ là où les circonstances le permettent et où Ton peut se procurer la science professionnelle nécessaire.

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