‹ Histoire générale de la philosophieChapitre 41 sur 143 · Montucla, Histoire des Mathématiques, t. I", p · texte numérisé non relu

Montucla, Histoire des Mathématiques, t. I", p

4. Ilelambrc, Histoire de l’Astronomie ancienne, t. I", p. 19 : « Platon mérite d’étre considéré comme l'un des premiers promoteurs de la véritable science astronomique. »

lité de la terre, c’est qu’alors les pythagoriciens euxmêmes ne connaissaient pas le mouvement de la terre autour du soleil. Philolaüs est le premier qui, au milieu des désastres et delà dispersion des établissements pythagoriciens de la grande Grèce, se croyant dégagé dans l’exii de la loi de ne rien divulguer de la doctrine de l’école, rompit le secret et publia les dernières découvertes auxquelles il était parvenu, entre autres le mouvement de la terre, mal démêlé sans doute, et uni à des hypothèses douteuses*. Dès que Platon apprit cette nouvelle, quoiqu’il fût très-vieux et qu’il vînt d’achever ce grand monument du Timée, il ne se remit pas moins à l’étude; il acheta les traités de Philolaüs ar prix de cent mines par l’intermédiaire de Dion1 2, et n’hésita pas à reconnaître qu’il s’était trompé. Admirable exemple d’amour de la vérité que n’imita point Aristote, resté aveuglément attaché au joug des apparences et à l’immobilité de la terre*. Et ce n’est pas là une anecdote qu’il faille traiter aussi légèrementqu’onl’a fait, car elle repose sur les témoignages les plus respectables. Plutarque, dan3 la vie de Numa, en rappelant la doctrine pythagoricienne que la terre n’est point immobile, et qu’elle tourne autour du feu central, ce qui est l'hypothèse de Philolaüs, ajoute que la tradition attribue à Platon, dans sa vieillesse, d’avoir adopté cette opinion sur le mouvement de la terre*. Bien plus, un contemporain de Platon et d’Aristote, le grave et savant Théophraste, qui avait écrit une histoire de

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