Empereur en 360, mort en
2. Dion Cassius, livre L : i3n>xt Si *al nam* àvOptiiroi; tv t«rç ’.\tir,vaiç SiôocxGtXouç inl waoïj; /iywv jtaiSeia; jinrtiv itr,otov ®epov-a;.
3. Ce qui suit est par nous emprunté à l’Arerlt.iiemfrd de notre édition de Proclus, Phocu puilosophi platonici opéra, Paris, 1864.
4. Vie de Proclus par Marinus, édit, de M. Boisson ade, Leipzig, 1814. Voyez aussi cetto curieuse biographie eu tête de notre éJition de Proclus, p. 1-66.
Est-il malade dans son enfance et condamné par tous les médecins, an jeune homme divin se montre tout à coup au chevet de son lit et lui rend la santé. Les dieux
enfin le conduisent comme par la main pour assurer un successeur à Platon.
Proclus était né en 4 12, à Constantinople, d’une riche et noble famille originaire de Lycie. Le célèbre péripatéticien Olympiodore lui enseigna la philosophie d’Aristote et le savant Héron les mathématiques. A vingt ans il alla se perfectionner à Athènes. On dit que s’acheminant du Pirée à la ville, il s’arrêta fatigué auprès d’une petite chapelle qu’il ne savait pas dédiée à Socrate, et se refraîchit à une source voisine de la statue du philosophe. On ne manqua pas de voir là un présage. Proclus trouva l’école florissante sous le vieux Plutarque, fils de Nestorius, bientôt remplacé par Syrien. Ces deux professeurs se complurent à former et son esprit et son âme, c'est-à-dire qu’ils en firent un païen ardent, dévoué à la foi ancienne, et un philosophe consommé dans la connaissance de toutes les parties de la philosophie grecque. Persécuté pour son attachement à la cause vaincue, il subit un exil d’une année qu’il employa à parcourir l’Asie Mineure. De retour à Athènes, il reprit son enseignement et sa vie accoutumée, n’ayant d’autre famille que ses disciples, fervent observateur de l’amitié pythagoricienne, s’exerçant à toutes les vertus morales et théologiques, embrassant dans sa dévotion tous les rites et toutes les cérémonies, composant des cantiques non-seulement à l’honneur des dieux delà Grèce, mais des dieux des autres nations, ayant des apparitions et faisant des miracles. Il mourut à Athènes à l’âge de soixante-quinza ans, * cent viogt- ■ , tt