OU ATRI EM B LEÇON
quaire ans, dil Marinus', après Julien, le dix-septième jour du mois que les Athéniens appellent Munychion, et les Romains Avril. » Il fut enseveli selon les rites d’Athènes, comme il l'avait prescrit. On porta son corps sur le Lycabète, à l’orient de la ville, où il repose à côté de Syrien, son maître. On grava sur sa tombe cette inscription <
Je suis Proclus, Lycien, que Syrien Éleva pour enseigner sa doctrine après lui.
Ce tombeau réunit nos deux corps;
Puisse un même lieu réunir nos deux âmes’ 1
Telle fut la vie de Proclus; ses ouvrages y répondent et en expriment le double caractère, religieux et philosophique. Dans tous on peut se donner le spectacle du génie de l’antiquité qui, avant de descendre au tombeau, recueille ses forces pour faire paraître son unité à travers les différents cultes et les différentes écoles. En mythologie, une vaste érudition avait rendu Proclus aussi familier avec les divinités étrangères qu'avec les divinités nationales. Il les connaissait, les honorait et même les célébrait toutes, à ce point qu’il s'appelait lui-même le prêtre universel etl’hiérophante du monde entier, toû Skov xocpou Ufxxfâvxv *. De même en philoso-