‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 123 sur 218 · M, etc., p · texte numérisé non relu

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Après la mort de Mgr Picquet, des troubles éclatèrent au sujet de la possession de sa demeure; le gouverneur de la ville voulait s'en emparer au nom du roi, les mahométans soutenaient cette prétention, les schismatiques multipliaient leurs sourdes menées pour la détruire.

M. Roch, M. Sanson et le P. Pidou portèrent leurs réclamations, au grand \iz\iêei eurent gain de cause; mais au lieu de consolider leur situation, ce succès Tébranla ; on se porta môme contre eux à des voies de fait.

Alors, de même que les Dominicains dans leurs démêlés avec les schismatiques, ils ne virent d'autre remède à ces difficultés que la protection de Louis XIV. Le grand roi et ses ministres acceptaient volontiers de couvrir les missionnaires de leur nom. En Perse, d'ailleurs, l'assistance royale n'avait besoin pour s'exercer ni de soldats, ni de présents, une lettre suffisait. A la demande de M. de Brisacier, que les missionnaires de Perse avaient sollicité de faire cette démarche, Louis XIV écrivit 1 :

« Très haut, très excellent, très puissant, très magnanime et invincible prince, notre très cher et bon ami.

« Dieu veuille augmenter votre grandeur avec fin heureuse. La protection que votre Majesté adonnée jusqu'à présent aux chrétiens qui sont dans votre royaume, et la grâce qu'elle a faite au S"" Marie-Louis Pidou, à présent notre consul à Bagdad, Evesque des chrcstiens dudit Bagdad, et Vicaire apostolique, et aux S" Roch et Sanson ses missionnaires, nos sujets, de les maintenir dans la possession des biens à Eux léguez par le testament de feu S' Fran(;ois Picquet, prédécesseur dudit S*" Pidou, ne nous laissant aucun lieu de douter des

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