Hist, du Sém, de QiévOec^ p. 146 (manuscrit
DES MiMio^i^inx^aintn 375
îuntH priciYinM le Si^iffiiour qiril flai^ne voiih venir en
l^'fi HenicoH ilu Séminaire ilo Parin /'taicnt liautement appn'»cirH jMir Ir k^hi venieiir clii (^uwula, M . «le Trontenac : «' VoiiH avez à l^arin un M*niinaire clen MitMiionH^KtranjrereH, «Vriviiit-il k un île sen amin, qui a aiilé le naître de mtn rréilit et de htmi arK<»nt; mi vouh voyex M. de BriMacier qui en enl KUpérieur^ vouh lui pr/- HonU*rvz men \u>nunHf£«**i, et lui dirf»« que j'ai eu Tliouneur de le rencontrer plunieurH foi» riiez M. de Sei^iielay. Je voudmin bien que fion Meniinain* envoyât chez noiiH pluH de Ktijetn qu'il ne fait, main il |iaratt qu'il en a liieii |KMi et <|U*il n a pan reMpéniriee d'en avoir davaiita^e. »
LeH appnViatioiH de Frontenac Hiir l'état du Séminnire étaient inalheureuHi'nient liiqi vraien.
On \ comptait k |Hfine troin ou quatre anpinintH k l'apoHtolat; qu'était ce petit nombrr; |KMir touten len MinHiotiM d*K\tréme-()rient. jKmr lejM'miinaire de CJuéhec, |Kiuria Perne?
AH^iiirément la S>ciété dirigeait bien peu deprétren vern cotte demién» contrée, main dann la pénurie qui Taccablait^ c'était encore beaucoup,
IVndant Tépincopat de M;rr IMrqiwt, le Séminaire fut activement mêlé k la vie de hou dioccM» : par plusieurs mém<ûres, ailrcnsés au Pa|ie et k la Propacande, il demanda la fixation dcH limites de l'évérlié de Habylone, la détermination des pouvoirs et des droits deséM^cpies de cette \ille, la li^ue de conduite que ces derniers devaient obHi»r\'er vis-à-vis des évéquen et des arelïe>é- J
ques du f.evant, Térerlion d'un évèelié k Ispalian, enfin il supplia la cour de Home d'érrire tn's souvent au rr>i de perse « den lettres de purs compliments, sans rien demander » , qui devaient Hiifiire k t^H^ur,v la bienveillance du souverain et même desKouvenieurs de
province, trop souvent mieux disposés envers les m ahoinétans et les schismatiques qu'envers les catholiques. L'habile évêque que la Providence avait placé à la tète de Téglise de Perse mourut avant d'avoir reçu la réponse à plusieurs de ces requêtes.
Lorsqu'il se sentit mortellement atteint , il appela près de lui ses deux prêtres des Missions-Etrangères, Iv P. Pidou, de Tordre des Théatins, le lieutenant du roi à Hamadan, et leur déclara ses dernières volontés* :
« Etant prêt à paraître devant Dieu, je vous ai fait mander, pour vous déclarer, que je reconnais MM. Jean-Baptiste Roch, François Sanson et Louis-Marie Pidou, pour mes véritables Vckils ou Substituts, que je leur laisse la disposition de tous mes biens, leur donnant plein pouvoir de vendre, acheter, aliéner, distribuer et transjîorter iesdits biens selon leur bon plaisir, m
Il mourut deux jours après, le 26 août 1683. Son testament, ouvert le lendemain, renfermait cet hommage do gratitude à la générosité du Séminaire des Missions- Etrangères * :
i< J'avoue encore une fois que je n'ai rien qui soit à moi, et que tout ce qui est entre mes mains, ou qui pourra y être à l'avenir, vient de l'église de Rome, soit du revenu de l'évêché de Babylone, ou de ce que la Sacrée Congrégation de la Propagation de la foi juge à propos d'envoyer pour cette mission, comme encore de ce que le Séminaire des Missions-Etrangères de Paris m'envoye tous les ans par grAcc et aumône pour le bien de cette mission, et entre autres M. l'abbé Pallu à qui j'ai résigné mon prieuré... et qui m'a toujours envoyé par pure charité et aumône, plus que tout le bénéfice no vaut. »