‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 141 sur 218 · Arch. M.-É., Vol. 169, p. 377, ch · texte numérisé non relu

Arch. M.-É., Vol. 169, p. 377, ch

dire, par rapport à cette fin-là, le mouvement et Faction en surveillant, en exhortant et en faisant que chacun s^acquitte fidèlement de ce qui lui est commis. »

L'assistant c aide le supérieur dans toutes ses fonctions et le supplée quand il est absent ou empêché. »

Le procureur administre les biens, du Séminaire, reçoit les revenus et règle les dépenses.

La charge de directeur des séminaristes est analogue à celle de maître des novices. Celui qui la possède s'occupe en même temps des études et de la discipline.

Les directeurs s'assemblent à des jours déterminés pour traiter des affaires du Séminaire et de celles de la Société.

Les séminaristes sont reçus, après qu'on a examiné c( les motifs de leur vocation, leur piété, leur naturel, leur santé, leur caractère, leurs talents, leurs études et leurs sentiments. » L'âge de leur réception est depuis vingt jusqu'à trente ans.

Le règlement qu'ils avaient à suivre ne contenait aucune disposition austère, aucune injonction sévère, il était au contraire remarquable par son esprit de modération, de simplicité et de douce piété.

Les études théologiques sont faites en vue des difficultés spéciales que l'on rencontre dans les Missions. Les exercices de piété : sont la méditation de trois quarts d'heure le matin et d'une demi-heure le soir, Tassistance à la messe, la lecture de piété en commun, les prières du matin et du soir. La mortification corporelle est réduite aux limites prescrites par les règles générales de l'Église ; on jeûne et on fait maigre pendant le carême, pendant Tavent, aux vigiles des fêtes désignées '.

1. Pour plus de détails sur le règlement du Séminaire au xtiu* siècle, Toir Le Séminaire de$ Miêsions-Êtrangères pendant la Révolution^ p. 7 et suivantes»

Parmi les vertus, le règlement recommande avec insistance* :

« La charité, d'autant plus nécessaire à ceux qui composent le Séminaire des Missions-Etrangères, que cV>t presque le seul lien qui les unisse les uns aux autres et que, sans cette union, ils ne pourront ni subsister entre eux, ni se soutenir contre les attaques du dehors, ni » être des missionnaires en état d'édifier parmi les infidèles. Ils auront donc pour Facquisition , pour la conservation et pour l'augmentation de cette vertu, une véritable délicatesse de conscience, évitant tout ce qui pourrait la blesser ou la diminuer, les mépris» \o^ hauteurs, les brusqueries, les rapports, les plaintes, le^ railleries, les contestations trop vives, agissant les uns envers les autres non seulement avec support, mais avec honnêteté et avec respect.

L'exhortation au zèle pour le salut des âmes avait naturellement sa place dans un règlement de futurs apôtres* :

« Si quelqu'un a besoin de zèle, c'est assui'ément celuy qui veult entreprendre de concourir à la conversion dos infidèles non seulement, parce que cette entreprise demande un grand courage, mais parce cpi'elle demande un courage qui ne vienne pas uniquement du tempérament, de l'humeur et des dispositions naturelles et humaines. On pourrait bien, avec ces dispositions, aller jusqu'aux extrémités du monde, mais il y a grande apparence qu'on n'y convertirait personne et qu'on s'exposerait plutôt à s'y pervertir soy-mesme. »

Enfin, la vertu qui fait les forts et les courageux quand elle s'allie au zèle : la résignation à la volonté divine était prescrite en ces termes ^ : « Les séminaristes

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