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aspireront à une sainte indifférence et à une véritable égalité pour toutes les missions, dans la persuasion que rien ne sera plus parfait pour eux, ni plus agréable à Dieu que d'aller où le plus pressant besoin des âmes se trouvera, et où les Supérieurs jugeront plus à propos de les envoyer. »
Les directeurs avaient eu aussi la pensée d'initier les aspirants des Missions à quelques œuvres spéciales de zèle et de charité. Chaque jour, un séminariste récitait la prière avec les domestiques de la maison, leur faisait une lecture spirituelle ou un sermon. On avait abandonné les prédications dans les provinces de France, telles qu'elles se pratiquaient au début de la Société ; mais on prêchait à Paris.
Tous les dimanches, plusieurs séminaristes enseignaient le catéchisme aux enfants abandonnés ; chaque année, ils faisaient la retraite préparatoire à la première communion.
Chaque année, également, pendant la: quatrième semaine de carême et la première semaine de novembre, « ils donnaient des exercices spirituels aux ouvriers. » Quelques jours avant ces retraites, lis allaient « dans les ateliers, dans les jardins des environs, ordinairement dans la rue de la Plume, dans la petite rue du Bac, dans les rues Saint-Placide et du Sépulcre, et jusque dans les réduits où se retirent les pauvres pour les exhorter à assister à ces exercices ^ » Ils allaient encore aux fontaines des Incurables et de la rue de Grenelle, pour inviter les porteurs d'eau, sur le quai des Théatins, du collège des Quatre-Nations, « pour inviter les charbonniers, et sur la rivière, du côté du Gros-Caillou, où il y a beaucoup d'ouvriers qm travaillent au bois flotté. * »
i, Arch. M.-E.. Vol. 222, p. 193.
iJ. I(i. Vol. 92, p. 13.
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431 UlSTOinS GÉNÉRALE DE LA SOCIÉTÉ
Le petit nombre des séminaristos , leur âgrc déjà avancé, leur caractère éprouvé par quelques années de ministère permettaient de leur donner cette éducatiou exempte de surveillance et de contrainte, d'autant plus forte, qu'elle contenait un plus grand nombre d'enseignements pratiques.
Le r^glcment était la tliéoric de la formation, les travaux du ministère en étaient la pratique au moins partiellement; afin de parfaire cette éducation, on ajoutait des instructions spéciales k l'existence des missionnaires.
Ces instructions, faites avec beaucoup de soin, étaient tantôt des considérations générales sur la beauté et la grandeur de l'apostolat, tantôt l'énumération des vertus et des qualités qu'il exige, ou bien encore, l'explication desdifficultésetdcsdangersauxquelsil expose. Résumées en partie dans un manuscrit qui porte la date de 1720, elles ne contiennent aucun aperçu nouveau, aucune pensée plus haute ou plus éloquemmeut exprimée que celles que nous a^ons souvent entendues, mais elles sont les seuls échos de l'enseignement de nos pères, et répétées parcesvoixd'outre-tombc, elles nous semblent plus puissantes et plus dignes do respect. En les écoutant, nous comprendrons mieux la préparation que aibissaient les séminaristes avant d'être jugés aptes à porter le nom de Jésus-Christ aux nations infidèles. Nous eu ■«produisons une partie ' :
u Le Fils de Dieu, prévoyant ta vie étroite où tous les ouvriers de son saint Évangile devront s'engager, voidut auparavant de la leur enseigner par la parole, la leur