‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 144 sur 218 · DU TRAVAIL DU MISSIONNAIRE · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL DU MISSIONNAIRE

« Le travail auquel le missionnaire doit se livi*cr pendant son apostolat est d'autant plus rude, que dans les lieux de ses missions, il rencontre pour l'aider peu souvent de chrétiens et peu souvent d'ouvriers, tout est donc à son compte.

« 11 faut qu'il pense, qu'il remédie et qu'il fasse tout, d'un côté donner les sacrements aux fidèles, de l'autrt* instruire les païens, tantôt enseigner les catéchumènes, tantôt réformer les abus; d'une part, il faut réhabiliter les mariages et de l'autre part faire des séparations ;

pendant le jour il lui faut répondre aux ca's de (conscience qu'on lui propose, durant une partie de la nuit il s'occupe des confessions, exhortations, prédications, baptêmes. Le plus difficile est que, comme le missionnaire a quantité de lieux à secourir, il ne peut séjourner que très peu dans chacun.

« A peine arrivé dans un endroit, on le presse de plusieurs côtés d'aller porter T Evangile dans d'autres villages qui demandent à être instruits. De quel côté se doit-il tourner? Il faut qu'il contente ceux-là d'effets et ceux-ci d'espérance.

c Hélas ! ces travaux du missionnaire sont des roses ; les épines sont autres ; son pauvre cœur gémit devant Dieu pour lui demander d'éclairer les terribles ténèbres qui font tant de ruines au temps des persécutions.

« Cette matière est inépuisable, tous les jours il arrive au missionnaire de nouveaux chagrins même de la part de ceux dont il devrait attendre le plus de secours. Je ne m'étendrai pas davantage sur l'article de ses peines, nous en allons encore découvrir quelques-unes dans ses solitudes. »

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