tforeau. Histoire de VAcadic française, p
le comte de Toulouse et le maréchal d'Estrées louent <activité et sa générosité qui lui lit vendre son bien fKn: subvenir aux besoins des habitants, ils énumérèrent 1'services qu'il rendit à la France en lui attachant les tribus des contrées acadiennes.
En 1698, le séminaire de Québec exécuta le proj' > longtemps caressé d'une expédition dans la Louisiaxh. après informations, il désigna, pour le lieu du prineijM établissement, le pays des Tamarois, sur la rive gaucih* du Mississipi entre la rivière des Illinois et rOhio.
Dans un mandement du 14 juillet* , Mgr de Saîiit-Valif r exposa que le séminaire avait choisi ce pays, « pan*» qu'il était comme la clef et le passage nécessaires ponr aller aux nations plus avancées et en faciliter l'abord. » Dans un second mandement de la même date , ii confia spécialement cette mission au séminaire de ijuf^ bec.
Deux jours après le 16 juillet, partirent MM. de Montigny, Davion et de Saint-Côme pour aller jeter les fondements du nouveau poste. Ils descendirent ensemble le Mississipi et se rendirent à la ri\'ière Mobile. Davion fut laissé au fort Saint-Louis ; de Saint-Côme eut pour résidence le fort des Natehez, à une centaine de lieues de l'embouchure du Mississipi et sur la rive gauche; de Montigny, le supérieur, après avoir été dangereusement malade au fort de Maurepas , trente lieues plus bas, re>int aux Tamarois où il se fixa. C'est ce môme de Montigny qui, après avoir porté la parole de vérité aux sauvages d'Amérique, la fera entendre en Chine et reviendra ensuite directeur au Séminaire des Missions-Etrangères de Paris. En voyant l'immense contrée qu'il avait à défricher, il s'empressa de demander du secours, et l'année suivante 1699, le séminaire de
DES MISSIONS-ÉTHANGÈBES 447
Kiébec lui envoya MM. Bergier, [ BouUeville, et de >aîiit-Gôme le jeune.
Ils étaient accompagnés de trois frères coadjuteurs, 'apables de les aider, et de deux forgerons qui, avec les nenuisiers précédemment emmenés par^M. de Montigny levaient bâtir des chapelles et des logements.
Leur désir, à l'exemple des missionnaires de Siam et du Tonkin, fut de fonder un séminaire, ils Texprimèrent aux directeurs de Paris et de Québec qui ne crurent pas devoir y accéder immédiatement, objectant que la population européenne de la Louisiane était trop peu nombreuse, les tribus sauvages incomplètement évangélisées, et les ressources pécuniaires insuffisantes.
Sur cette terre comme au Pégou, en Cochinchine ou au Tonkin, le sang des ouvriers apostoliques féconda la semence généreusement et abondamment jetée sur le sillon. M. de Saint-Côme fut massacré en 1707 par les Sitimakas, peuplade de la rive droite duMississipi; de Bienville, commandant du fort Saint-Louis, vengea sa mort; mais c'était à partager son sort bien plus qu'à le venger qu'aspiraient les missionnaires. Leur trépas glorieux eût été cependant l'occasion d'un douloureux sacrifice, car le séminaire de Québec et celui de Paris n'avaient personne pour remplacer ceux qui tombaient. En France, la difficulté du recrutement se faisait sentir plus vivement chaque jour; au Canada, le séminaire avait été détruit par un effrayant incendie, le 15 novembre 1701. Les bâtiments, les archives, la bibliothèque, le mobilier furent la proie des flammes. Ce désastre consterna les directeurs du Séminaire de Paris qu'il atteignait indirectement, puisqu'ils avaient la haute direction sur l'administration temporelle ; M. de Brisacier récrivit aussitôt à Madame de Maintenon en lui faisant remettre copie de la lettre que Mgr de Laval, en l'absence de Mgr de Saint- VaUer, adressait au roi. Avec
l«* i>- «ïLi t^'i3 I le
• -" »•• ♦ ii-i- 1 1 ii^i--rr* r a' i.i-'rn^Ji. 1 -:- ■— * . — ^ ^
;*'i >-^r;,:r.^.r*f «î-^ M^**: -i-^Etnii -Titres, de f»'^>»"r ^- ^J»-»*,^ #rf #jr- f-Ir^ hv^n^-ar % «ïrf^> traites: c»*^lîii-ci i> j» :- <1 t.'t *-ri ^^» h-^fit 5-»a f-n.h^rras s«>us nn >*»urîre- J •: i-xC- |,r*-wj')tf- r>''^»Iu a U'Ut «juitter et à in'all»*r ct>r.:::.-* d^ifi* un «l»''^j^rt... Av^z-viMis [K^n<^ <pie je faisais del. f;i»j«»w- \i\<,u\\'-\\^ ? Jai et»'- plu^ d»* «li\ j«»urs dau> la ponv^ d^r n'?i^V'|*t»T aiKune de v»:ri lettres de ohansre. de l- \i9\\< rien envoyer de wrs factun** et d*enipl«»yer ce yu»* je rr*r'ev;*N |M»ur [>;*\er les 9,T<M> livres dont j'étais on ?iv?in^e |Kjijr vous. J'aurais après cela fait de la dêpeiiM* à mesure que j 'au mis re<;u de vous... Nos Messieurs de Paris me di>f*nt que je mérite que vous me tiraitioz ain-^i, |)arrc que je fais trop bien vos affaires. »»
Kt lor*ique cette même année Mtrr de Saint- Valier. ernhîiHjué sur un vaisseau français, fut fait prisonnier parles An;:lais, Trendilay, devenu un procureur presque farourlie, (lisait : n Le /irrand bien que l'évèque retirera de ha prison, c'est qu'il va s'acquitter de toutes ses dettes.