‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 167 sur 218 · Ârcb. M.-É., Tol. 19, p · texte numérisé non relu

Ârcb. M.-É., Tol. 19, p

490 HISTOIRE GÉNÉRALE DE l\ SOCIÉTÉ

L'hérésie avait fait, en France surtout, de terri. pavages; des évéques, des religieux, des prêtres -rliers s'y étaient attachés. Dans un mémoire s- ■ * adressé à Clément XI en 1703, Fénelon, faisant Texai: de la situation, avait accusé presque tous les On. religieux et les Congrégations ecclésiastiques de iV riser les Jansénistes ou dïncliner peu à peu vers ^' Il n'avait pas mentionné les Missions-Etrangères.

La Société, d'ailleurs, n'avait besoin de personne p expulser de son sein quelque membre entaché d'orrou rebelle aux ordres du Souverain Pontife ; elle â\ puisé un amour et un dévouement sans bornes i^ Rome et pour l'Eglise, dans les bienfaits qu'elle en a v4 reçus, dans les enseignements de ses premiers Vicaiî>apostoliques et des j^remiers directeurs du Se mina ir on se rappelle les paroles de Mgr Pallu à ce sujet. « les instructions données aux séminaristes des JVIis&iuiàs- Etrangères.

« J'aimerais mieux mourir que de m'écarter d'un i<'^-. des bonios qui nous ont été prescrites, disait radmiiii>trateur général, quand ce ne serait que pour marqu'i le respect et l'obéissance que je dois et veux ^end^' toute ma vie au Saint-Siège. »

N'avait-il pas également fait cette profession de foi : « J« tiens comme une vérité très assurée que celui qui se séjïah; •de l'unité de l'Eglise et de la dépendance légitime li^' son chef visible, qui est Notre Saint-Père le Pape, n«" peut avoir aucune part au salut éternel, s'il ne se reiiicl à son devoir eu se réunissant à l'Eglise et en obéissaut à son chef. »

Les directcui's du Séminaire avaient bien instruit les aspirants à l'apostolat et consigné ces enseignements dans leurs écrits :

« Que tous les directeurs, les missionnaires, les écoliers et même les pensionnaires du Séminaire, non scu-

^nient en public, mais même en particulier fassent paiiltre leur zèle pour la bonne doctrine et leur fidélité \i Siège. — Qu'il n'y ait personne dans le Séminaire [iii ne parle avec respect du Pape et des Cardinaux.

« Il faut que le Séminaire des Missions-Etrangères soit me communauté ecclésiastique des plus dévouées au ^aint-Sîège. »

Malgré toutes les précautions, le mal finit par se u'iisser dans la maison.

En 1717, il fut avéré que trois directeurs MM. Antoine

de la Chassaigne ^ , Jobard ^ et Pocquet, partageaient

les erreurs jansénistes; aussitôt que le supérieur, M.

<le Brisacier, sut ses collaborateurs dans de tels

sentiments, et qu'après les avoir vivement pressés

par ses arguments, ses sollicitations et ses prières, il

eut la pleine conviction de ne pouvoir ni toucher leur

cœur, ni éclairer leur esprit, il prit un parti qui est

resté le grand honneur de sa longue administration et

le plus important service qull ait rendu à la Société.

De concert avec M. Tiberge, il s'adressa au seul juge

investi d'une autorité suffisante pour donner des ordres

absolus dans cette délicate circonstance, au Souverain

Pontife, et le pria d'exclure de la Société les évoques et

les prêtres qui refuseraient de souscrire à la bulle Uni-

genitus.

Voici leur supplique^ :

« Très Saint-Père,

(( Les zélés prédécesseurs de Votre Sainteté ont entrepris une grande œuvre, en envoyant dans les diverses régions des Indes des Vicaires apostoliques pour la con-

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