‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 166 sur 218 · Daté du 4 noTenihrc · texte numérisé non relu

Daté du 4 noTenihrc

lient émus de cette situation^ exprimaient leur tristesse en ces termes ^ :

u C'est un autre sujet d'affliction pour vous, et pour nous de voir le peu de consolation qu'a eu dans la Chine Mgr Mezzabarba, non pas par aucune faute de son côté, mais par les obstacles secrets qu'on a mis à ses bonnes intentions ; ceux dont Thommc ennemi s'est ser\i pour faire échouer ses desseins seront connus tôt ou tard, ils doivent s'attendre devant Dieu à un terrible jugement. »

Les querelles continuèrent encore pendant plus de vingt ans, jusqu'à ce qu'en 1742, le Pape Benoit XIV terminât cette longue controverse par un acte d'inflexible énergie.

Une autre question aussi grave, aussi redoutable, portant sur la pureté de la foi, agitait également la Société des Missions-Etrangères : le Jansénisme.

En vain, les Souverains Pontifes, Urbain VIII, Innocent X, Alexandre VII, Clément IX, Clément X, Innocent XI, avaient fulminé contre cette erreur de nombreuses condamnations; en vain Louis XIV avait pesé de toute son autorité sur le parlement et sur l'épiscopat, les sectaires soutenaient leur hérésie avec la plus constante perversité: ils multipliaient les prétextes, les fauxfuyants, les artifices, les apparences trompeuses d'une obéissance en paroles, les appels au concile, ils se retranchaient dans le « silence respectueux », tout en continuant à étourdir de leurs clameurs, la cour, la ville, le royaume, et d'attaquer l'Eglise dans son dogme et sa morale.

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