Areh. H.-É., vol. 686. p. 58. LcUre du 26 dfcpmhrv l^i
i>. D'Alcnijon, bachelier en tlifologle, purtl en 1113, mort le 33 d ceuibre 114J.
lie le Seigneur me donne pour cette chère mission, que
aime véritablement comme une mère aime son enfant
T\ique ; mais comme j'ai tout lieu de croire que c'est
>ieu qui m'y a appelé, puisque je n'y suis venu que par
'ordre de mes supérieurs, que je n'y suis arrivé, après
in voyage de plusieurs années, que par une protection
particulière du ciel, qui m'y a conservé jusqu'à présent
tiu milieu des travaux, périls et persécutions comme
par une espèce de miracle, si je venais à quitter le poste
où il m'a mis avant de connaître clairement que sa
sainte volonté ne m'y veut plus, je craindrais de m'ex-
^)oser aux reproches et à la punition que mériterait un
soldat lâche et timide, qui, par la crainte de ce qui
n'arrivera peut-être pas, abandonnerait, sans ordre
légitime, un poste de très grande conséquence Je vous
puis dire, sans presque aucune crainte de me tromper,
<[ue les sentiments de mes deux chers confrères sont les
mômes que les miens. »
Le Tonkin avait perdu, en 1717, son Vicaire apostolique, Edme Bélot*, formé à l'école de piété, de travail, de pénitence de Mgr Deydier et de Mgr de Bourges. Le portrait que les annalistes nous ont tracé de lui, ressemble par plus d'un côté à celui de Mgr de Bourges^ : « 11 a toujours été très mortifié pour le manger et le coucher, très sévère à mater son corps par les veilles et par des ceintures et des disciplines de fer, dont il usait autant que ses forces pouvaient le lui permettre. Une seule discipline lui causa une fièvre continue de 13 jours qui l'affaiblit beaucoup. Il était très chaste et si fort qu'il semblait avoir naturellement cette vertu. 11 avait de l'amour pour la pauvreté, portant souvent des hal3its usés et rapiécés.