‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 20 sur 218 · Arch. des M.-É., toI. 115, p · texte numérisé non relu

Arch. des M.-É., toI. 115, p

en appela du conseil de l'amirauté aux Etats généraux qui maintinrent la défense. Pendant ce temps, le navire, battu par une furieuse tempête, pérît dans les eaux du Texel, à trois heures de Staneren, le 19 décembre 1660 ^ .

On raconte qu'à la nouvelle du naufrage, Mgr Fallu et Mgr Cotolendi, pleins de confiance en la Providence dont ils avaient tant de fois éprouvé la maternelle protection, cllilitèrent d'une commune voix le cantique d'actions de grâces de l'Eglise, le Te Detim.

Tel fut fe premier épisode qui marque l'histoire des voyages apostoliques; il n'est pas heureux, mais il ne fut pas sans résultat ; il «Kcita Tattention déjà fort éveillée de Mazarin et de Colberl, sar la formation d'une Compagnie de commerce pour l'EAtiftim orient, il décida Mgr Pallu à adresser sur ce sujet un mémoire aux ministres, et finalement contribua à la création de la Compagnie des Indes-Orientales * qui, pendant toute la durée de son existence, donna aux prédicateurs de l'Evangile le passage gratuit sur ses navires, Mgr Cotolendi, qui attendait le Saint-Louis au Havre, le voyant perdu, prit la résolution de suivre la route de terre.

Il avait quitté Paris, le 6 janvier 1661, avec MM. Chevreuil' et Hainques*. Il n'avait pas, comme Mgr de la Motte Lambert en 1660, et plus tard Mgr Pallu, constitué

1. Le rapprochement de cette date, 19 décembre 1660, avec celle du départ de Mgr de la Motte Lambert de Paris, le 18 juin 1660 et de Marseille le 21 novembre suivant, suffit à prouver que ce prélat ne prit pas, comme on Ta dit, la route de terre par suite de la perte du Saint- Louis.

2. Dans une lettre écrite à Colbert, le 2 janvier 1612, Mgr Pallu disait : «< Il est bon de remarquer que le voyage du Tonkin pour le secours de cette église naissante a été le premier objet de rétablissement de la petite compagnie des Indes qui se forma, il y a 13 ou 14 ans, dont le cardinal Mazarin voulut bien être chef et dont les mémoires n'ont pas peu contribué à rétablissement de celle-ci. M. Fermanel, qui a été chargé de la conduite de ce dessein, en est pi\|rfaitement instruit. •

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