‹ Histoire génerale de la Société des missions-étrangèresChapitre 92 sur 218 · Vie de François Picquet, p · texte numérisé non relu

Vie de François Picquet, p

situation ne pouvait se prolonger longtemps. Il eut recours au Séminaire, et supplia M. de Brisacier de lui envoyer des collaborateurs :

« Je vous mande la mort du P. Gasmoux, le seul mis* sionnaire séculier qui me restait, et qui était mon grand appui en toutes sortes de rencontres.

« Jugez par là de Tétat déplorable où doit être un évêque qui n'a pas un seul ecclésiastique de France avec lui, vieux et infirme, et presque hors d'état de se voir jamais accompagné d'un prêtre sachant quelque langue du pays. Voilà tout ce que je puis vous dire, je n'y ajoute aucune instance, parce que je suis assuré que vous et vos messieurs y ferez réflexion ^ . o

Sa demande fut examinée, et les directeurs conclurent avec lui, en 1683, un accord dont l'article le plus important, le seizième, était ainsi conçu :

c< L'évoque de Babylone, aussi bien que son prédécesseur, tirant son principal secours des ouvriers qu'on lui envoie du Séminaire de Paris, consent, sous le bon plaisir de la Congrégation, que MM. le supérieur et directeurs du Séminaire de Paris se chargent du soin et de la dépense des résidences d'Amadan et d'Ispahan, tant pour initier la jeunesse aux sciences et à la piété, que pour y exercer ceux qui seront appelés à l'état ecclésiastique, à condition qu'il s'y réser\'era un appartement pour lui* . o

Cet article, qui montre la vigilance des directeurs à ne jamais perdre de vue le but principal de la Société des Missions-Etrangères, la fondation des séminaires pour le clergé indigène, était commenté dans une lettre de M. de Brisacier, auquel le prélat répondit :

€ Que je voudrais bien qu'il fût possible de bâtir un séminaire et qu'il y eût un peu de jour pour une œuvre si

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