La paroisse de Saint-Sulpice n'était pas aux mains de
s membres de \ Société de Saint-Sulpice, elle était desservie
par des prètres asser-
refusa. « Nous nous opposons autant qu'il est en nous, répondit-1l1, à ce que la procession entre dans notre église, puisque la constitution a décrété la liberté des cultes, nous voulons en proliter; nous ne sommes point de la même religion que ces messieurs de la paroisse de Saint-Sulpice, nous ne voulons point avoir de communications avec eux, nous n'allons point les trouble
dans leur église, qu'ils nous laissent tranquilles chez nous, »
Et le vieux supérieur exhiba un arrêté du département et de la municipalité qui déclarait que personne ne pouvait être contraint à tendre les rues pour la pro cession du Saint-Sacrement, que les voitures rouleraient librement sans être obligées de s'arrêter... « A plus forte raison, concluait-il, nous ne pouvons être forcés de recevoir la procession dans notre église, »
En 1792, la liberté religieuse était encore assez mal comprise en France, de même qu'elle l’a été plusieurs fois depuis ; elle n’était guère accordée qu'aux amis du gouvernement, fidèles à la Constitution civile et rebelles à l'Église, Le supérieur du Séminaire, moins expérimenté que ne peuvent l'être ses successeurs, avait sans doute cru son argument excellent. Les commissaires le détrompèrent, et lui donnèrent l'ordre de tenir l'église ouverte et ornée. « Elle sera ouverte et ornée, répondit M. Hody, non à cause de la procession, mais à ‘ause de la fête. » Les officiers municipaux s'inquiétaient peu de la raison, pourvu que l'effet demandé fut obtenu, ils se retirèrent en se déclarant satisfaits.
M. Hody l'était moins; il ne pouvait, sans une peine profonde, songer que son église serait profanée par une cérémonie religieuse célébrée par des prêtres schis-
matiques. « Il agit auprès du département et de la
4. Arch. M.É., vol, 219, p. 607. Lettre commune du 17 nov. 1792.
que ouv] taqu Blan Pari, man ristes quel ils ei du s de M rue d le co:
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17 nov. 1792,
DES MISSIONS-É TRANGÈRES
municipalité qui | Horisèrent expressément
à refuser l'entrée à la pro Ion, »
Cette autorisation
otifiée au curé carder l'église .
suftit pour sauveentrèrent seuls que nènes, qui d'ailleurs n'y restè servé d’un malhe:
‘ques énergurent pa le Séminaire iutre ; le soir de ce même
ngtemps. Préretombait dans un Jour, il fut envahi par plusieurs Parce rurent la pèrent le vénérable M. Bi amany, vingts ans. Un détachement de soldats de la caserne de Babylone fut appelé et les chassa. Enfin, Pour apaiser les esprit du quartier, à Ja tête
ardes nationaux, firent
sortant, que l'établissement ne
bandes d'ouvriers qui Maison, [ra pâgé de plus de quatre
s, les commissaires de quinze à vingt une visite domiciliaire, et, e affirmèrent sous se
rment recélait aucune
arme, Les Œuoique en maugréant.
Lorsque le 10 août, on apprit la nouvelle de l'atlaque des Tuileries, deux directeurs, Blandin, allérent demander un Paris,
ouvriers $e dispersérent,
Chaumont et asile à leurs amis de
Il ne resta plus dans la maison que MM. Hody, Bramany, de Bevries, Alary et Bilhèr ristes : Lestrade, Souviron., quelques pensionnaires. D ils eurent une alerte des ‘plus vives. A onze heures du soir, une bande de fédérés, de et de Marseillais heurtèrent à ] rue du Bac, Tout le monde le concierge, rien ;
‘6 avec cinq sémina- Miquel, Roussel, Alano ot ans la nuit du 14 au 15 aont.
irdes nationaux, à porte donnant sur la dormait dans la m probablement très cffrayé, ne répondait les émeutiers s'irritaient , quelques voisins les excitaient, un locataire, craignant leur colère, se el les fit entrer dans la première cour, I fermée, elle fut forcée; le fut sommé,
aison,
leva à grille était Portier, saisi à moitié ve sous peine de mort, Personnes qu'on lui nomma
tu, de déclarer si deux étaient dans la maison,
nt,
Ve