‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 135 sur 248 · Arch. M.-É , vol. 448, p · texte numérisé non relu

Arch. M.-É , vol. 448, p

et réfléchies qui liront ce récit, cstimeront davantage mes libérateurs lorsqu'ils feront qu'un simple prêtre, un étr de leur être d'aucune utilité,

« Cette généreuse vigueur, avec | toutes parts à mon secours, m°

attention que je ne suis anger, un homme incapable

aquelle on a volé de a vivement affecté; j'ai été, bien des fois, touché jusqu'aux larmes à la vue de l'intérêt qu'on avait pris à ma cause, alors mon esprit et ma sensibilité se transportaient tantot dans 1 de mon cher confrère, M. Souviron, où dans celles des Pauvres chrétiens Persécutés, et tantôt au sein de ma patrie, où le spectacle du clergé français égorgé, incarcéré, dépouillé, dispersé par ses propres frères et COMpatriotes, faisait un contraste bien fr:

appant avec Ma position, me trouvant si courageusement défendu

chez une nation ét ‘angère, »

La reconnaissance de M. Letond ne doit pas, Cependant, nous faire oublier qu'en le défendant, les Portugais se défendaient eux-mêmes; ils Mmaintenaient de, privilèges très difficilement obtenus et souvent atlaqués. En laissant prendre le procureur des Missions-Éfrangères au milieu de leur ville, ils eussent bientôt été forcés de laisser des Espagnols et même

à prison

al est justifiée: elle

arrêter des Suédois, leurs propres compatriotes, Le principe de non-intervention des Chinois ne devait pas souffrir d'exception ou tard complètement anéanti.

N'ayant pas réussi dans son projet, le vice-roi de Canton poursuivit l'interrogatoire du missionnaire et de ses COMpagnons. « Suivant le procès-verbal, Souviron déclara que les Européens, qui sont plus instruits des vérités de la religion et les enseignent aux autres, sont appelés Pères ; que leur emploi est d'exhorter les peuples à faire le bien, et à rejeter toute mauvaise intention. « J'ai fait, dit-il, librement et de

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«choix, le vœu de propager cette même religion, pour «acquérir des mérites devant Dieu; et c'est pour ce « motif que j'ai changé d’habillement et me suis intro- « duit dans l'empire. »

Le juge fit donner dix soufflets à deux des captifs, enfermer le prêtre et deux de ses compagnons dans une prison; et placer les trois autres dans un cachot éloigné.

Au commencement du mois de mai, Paul Souviron et les chrétiens comparurent de nouveau devant le tribunal du juge criminel, et y firent les mÂmes réponses que dans les interrogatoires précédents.

Les mandarins étaient embarrassés, Celui qui avait arrêté Le missionnaire voulait que le procès fût porté à Pékin, pour se faire à la cour un mérite de son zèle. Les autres s’y opposaient, parce qu'ils craignaient des reproches pour eux-mêmes. L'un d'eux pressait le vice-roi de Canton de finir l'affaire sur place; et celui-ci, pour ménager les intérêts des uns et des autres, adressa un faux rapport à la cour de Pékin. Mais, afin de réussir, il fallait que les dépositions des courriers fussent conformes à son rapport : il cita donc et tourmenta trois d'entre eux pour {es obliger à se rétracter. Louis Lieou eut les jambes tellement abimées par les tortures “allüt le porter à l'audience, il réee la plus grande fermeté! : « Vous is dire des vérités doni l'aveu m'a

précédente,

pondit eepenc.

m'avez forcé à coûté sicher, et maintenant vous voulez que je les nie! I y à longtemps que je désire souffrir le martyre pour une aussi belle cause que celle de ma religien. Je ne veux pas, par une indigne rétractation, perdre le fruit de mes souffrances. Oui, il y a bien des années que mon emploi est d'introduire des missionnaires

1, Nouv. Lettres édif., p. 280-281,

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