‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 134 sur 248 · TE · texte numérisé non relu

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aux envoyés. Ceux-ei ne se tiennent pas pour satisfaits, ils osent réclamer au sénat de la ville une attestation que M. Letondal n'est pas à Macao, le menacant, s’il refuse, de la colère du vice-roi de Canton.

La cité portugaise avait alors pour chefs militaires deux hommes d'une énergie et d'une prudence égales à celles de l'évêque : le colonel Emmanuel de Pinto, zouverneur, et de Lazaro, administrateur.

Is se rendent au sénat, prennent hautement la défense du missionnaire, dévoilent la trahison des Chinois et la violation des traités, dont ces derniers, se sont rendus coupables en entrant en armes dans Macao. Ils libellent une réponse en ce sens et exposent leurs griefs contre les Chinois, et leurs raisons de ne pas accepter les ordres du gouverneur de Canton: à la fin, ils ajoutent cette réflexion très forte pour le traditionalisme des mandarins de l’empire : « Consultez vos archives, et vous trouverez beaucoup d'exemples d'Européens renvoyés par vous à Macao, mais pas un seul d'Européen renvoyé de Macao aux tribunaux de Canton. »

Cette réponse ne satisfit pas le mandarin et les négociants, mais elle les rendit plus doux : au lieu de menaces , ils supplièrent, et emplovèrent le reste du jour et les deux jours suivants à solliciter une autre lettre, qui leur fut inflexiblement refusée, Ils durent repartir, humiliés de leur complet insuccès.

Letondal, profondément touché de la fermeté et de la générosité des Portugais en cette occasion, exprima sa gratitude en un langage ému :

« Si j'étais un de ces hommes dont le rang élevé fait du bruit dans le monde, le zèle qu'on à mis à me tirer des mains des Chinois ferait beaucoup d'honneur aux premières têtes de cette ville; mais les personnes sages

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