I. Si vous me ploi, loin d'en
édaient à des . Souviron fut nn servant un à le huitième re de 28 ans.
examina le e de la mort, le portrait du ieures, Deux chrétien de
il l'obtint, t défiguré et eût été près * qui n'était leur exces-
, furent d'amnaires de hapelle du consolation brisée dans Je d’un de ant qu'une
eux les catholiques indiens e des presbytères,
Le Portugal, nous l'avons vu maintes combattu les Vi ‘aires apostoliques dès Je début de leur institution: il voyait en eux des Puissance, des destructeurs de
tS'emparer des églises et fois, avait
ennemis de sa Son influence et des agents de la France. L'inutilité de ses réclamations, et le fait accompli depuis un grand nombre d'années en Chine, au Tonkin, à Siam, ne l'avaient pas arrêté : pendant le xvrne siècle, il avait saisi presque toutes les occasions qui s'étaient offertes pour manifester ses sentiments d'hostilité contre eux. Aussitôt qu'il les retrouva dans les Indes, il leur fit la £&ucrre, guerre tantôt ouverte, tantôt cachée, recourant à la ruse et à la violence, employant tous les moyens, même la trahison, même la révolte contre Rome. Les évêques portusais, obstinément attachés aux privilèges qu'ils avaient autrefois recus, tenaient à les l'ecouvrer tout entiers, et ils voulaient que l’évêque, Supérieur de la mission de Pondichéry, recnt d'eux ses Pouvoirs. Celui-ci, fort de l'assentiment de Saint-Siège, refusait. L'administrateur de Cranganor commença la lutte ouverte en envoyant, dans le Vicariat apostolique de P palement dans le Maduré et le C imbatour, des prêtres cafanars où prêtres noirs de Cochin du rit syriaque, faire acte de Juridiction, et rallier aux évê
€ dant du Portugal les chrétiens soumis naires français.
ondichéry et princi-
chés dépenaux mission-
Dans une lettre du 20 juillet 1796, Mer Champenois \ L eXposait en ces termes les difficultés qui lui étaient 4 Suscitées par les prètres catanars 1 : 4 ‘ureur des À Ts font tous leurs efforts pour nous expulser de ces te ent Mgr D missions-ci. Comme leur morale est plus aisée que la mr à nf pas de Ë ds | attirer à 1 Arch, M.-É., vol. 95, p. 603. Lettre du 20 Juillet 1796. à # UE À € 4 |
nôtre, et qu'ils donnent les sacrements à ceux que nous en croyons indignes, ils attirent les mauvais sujets dans leur parti, Les censures de la bulle ne les épouvantent pas, ils déclament contre nous, disent que nous sommes des hérétiques venus de France pour répandre notre venin et pervertir les âmes.
« Quand ils ne peuvent s'introduire dans nos églises, ils envoient des émissaires et des billets séditieux,
Leurs chrétiens sont voisins des nôtres et vantent leurs prêtres indulgents qui passent sur tout et permettent ce que nous défendons.
; « Toutes les personnes qui ont un peu de bon sens nous prient de ne pas les abandonner, Je balançais à cause du scandale, mais tous mes coopérateurs m'ont encouragé à tenir ferme.
« J'ai rendu compte de tout à Rome, et j'attends son avis. Je m'y conformerai: si j'ai ordre de rester, nous resterons., »
La réponse de Rome fut ce qu'elle avait été précédemment pendant l'épiscopat de Mgr Brigot. Elle affirma les droits de Mgr Champenois, enjoignit auxadministrateurs des diocèses de Cochin et de Cranganor et à l'évé-
que de San-Thomé de respecter Le supérieur de Pondichéry et de n'apporter ni troubles ni entraves dans l'exercice de son ministère. Ces instructions fortifièrent le courage de l'évêque, mais, il faut bien le dire, elles furent peu écoutées des prélats portugais et de leurs prêtres qui continuèrent leurs menées.
Plusieurs parmi ces derniers vinrent à Trichenopoly, entrèrent de force dans la maison du missionnaire, S'y logèrent en affirmant qu'ils étaient chez eux. Ils célébrèrent la messe dans l'église, v prèchèrent, proférant des menaces contre Mgr Chanpenois et ses collaborateurs. Le scandale était à son comble; l’évêque n'eut d'autre ressource pour. le
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été précédem- . Elle affirma uxadministranor et à l'évèeur de Pondintraves dans ns fortifièrent le dire, elles is et de leurs
à Trichenoison du mmisqu'ils étaient ns l'église, v re Mgr Chanle était à son ice pour. le
faire cesser, que de s'adresser au chef
indigène, Païen, mais Soucieux de l'é ordonna aux prêti
de la justice quité, le juge es catanars de quitter Trichenopoly, el ceux-ci refusant d'obéir, il Les lit enfermer dans la petite chapelle de la forteresse, Excités Par cette déte lion, les Prètres catanars portèrent 1] souverneur anglais
nà question au de passage dans Ja ville : « Nous en appelons à la Justice anglaise en dernier ressoit, disaient-ils, et nous demandons qu'on chasse leg propasandistes, » De retour à Madras, le Souverneur soumit là question au conseil Supérieur qui juge calanars, et prescrivit à Mgr Trichenopoly et de 1 défendit de sortir,
a en faveur des Champenois de quitter ‘tourner à Pondichéry,
d'où il lui
Lorsque cet ordre arriva, l'évêque s'était déjà éloigné, il échappa ainsi au douloureux honneur d'être c elépargna aux chrétiens le spe scandale, Quant “laduré, le
hassé, ctacle d'un plus grand aUX missionnaires dispersés dans le Souverneur anglais de Trichenopoiy, M.
Floïde, qui les protégeait, leur fit dire qu'ils pouvaient rester, que l'arrêt concernait uniquement l'évêque et les ceclésiastiques de la ville, Mais quelques jours après, Survint un nouvel ordre d'expulser tous les missionnaires
etde remettre les églises aux catanars : « C'est, ajoutait
que de San-Thomé qui l'ouvrage, »
, Ne S'était pas préoccupé de la f À de faire chasser, à main armée,
| dont ils étaient les lég lier une mission du rit latin à des prètr grec; Il n'avait vu que le triomphe de
| la revanche des humiliationsque, prétendait-il, Rome lui avait infligées, à la requête des Vicaires apostoliques, ; I S'était rendu à Madras, près du gouverneur général, D lui avait présenté l'affaire sous le plus mauvais Jour,
la lettre quiraconte ce fait, l'éve ést le principal auteur de ce be Celui-ci, en effet
aute des prêtres des églises itimes possesseurs, ni
de con-
es du rit Son autorité et
og
avait passé ensuite chez les conseillers, déja instincti- q vement ennemis des missionnaires catholiques, et il d avait eu gain de cause. Il avait même obtenu cette pro- d messe dont il s'empressa de publier très haut la teneur: e « Tout évèque ou tout missionnaire français qui exer- fr
cera les fonctions du saint ministère dans les Indes, sans l'agrément formellement exprimé de l’évêque de se San-Thomé, sera frappé d'une amende ou d’un empri- ({ sonnement de plusieurs semaines. » le Ces faits étaient trop graves et pouvaient amener des ég complications ultérieures trop fàâcheuses pour ne pas D pr motiver des démarches et des observations. Les direc- cl | teurs du Séminaire, réfugiés à Londres, les racontèrent 30 à M. Erskine, le chargé d’affaires du Souverain Pontife, es et le prièrent de parler au président du contrôle pour bo l'Inde, Dundas, vicomte de Melville, en faveur de Mgr la Champenois et de ses collaborateurs. Erskine plaida la dè cause avec chaleur; «il montra, dit M. Chaumont !, que l'intérêt de l'Angleterre était de soutenir les mission- me naires qui entretiennent dans les peuples des senti- che ments de religion et leur inculquent les principes de for: soumission. Îl insinua que les calomnies répandues ent contre les prètres français pouvaient venir de certaines Ë { gens, probablement des Portugais, désireux d'étendre EE ord è leur influence; en un mot, il a mis en anglais le mé- Æ tou moire que je lui avais donné en français. Il à ajouté FE ma que, puisque l'on avait maintenant la correspondance & Ma, de Tippou-Sahib, il était aisé de vérifier si les mission- R [ naires français étaient compromis, que s’il s'en trouvait ave quelqu'un qui eût trahi l'Angleterre, on pouvait le par pendre, mais que s'ils étaient tous innocents, il n'était BR « pas juste de les traiter comme des coupables. » etr L'intervention de M. Erskine coïncida avec le change-B les me]
ÊTÉ
déja instinctiholiques, et il tenu cette prohaut la teneur :
nÇais qui exerlans les Indes, de l’évêque de ou d’un empri-
ent amener des ès pour ne pas ions. Les direcles racontèrent iverain Pontife, a contrôle pour | faveur de Mer rskine plaida là Chaumont!, que ur les missionples des senties principes de nies répandues nir de certaines ireux d'étendre anglais le méais. [1 a ajouté correspondance r si les missionil s'en trouvait on pouvait le cents, il n'était bles. »
avec le change-
ment du gouverneur général des Indes, que mieux accueillie, préserva les ouv de l'expulsion et amena la r
elle n’en fut ers apostoliques estitution de la procure et du collège de Virampatnam, dont les Anglais s'étaient emparés en 1793. D'autres malheurs plus graves avaient frappé les missions des Indes confiées à la Société. Tippou-Sahib, l’allié des F ‘ançais, le grand adversaire des Anglais, était l'ennemi acharné des chrétiens, qu'il persécuta cruellement, surtout dans le Maïssour, le centre de sa puissance : il brüla à peu près toutes les églises, il amena de force à Seringapatam, sa capitale, près de 40,000 catholiques, les forca de subir la circoncision et d'embrasser le mahométisme. Précédemment. 30,000 chrétiens du Canara avaient déjà été livrés en esclavage aux musulmans. Une seule église resta debout : celle de Serin
Sapatam, moins par la bienveillance du tyran que par le courage de quelques fidèles.
Tippou avait dans ses troupes un bataillon exclusivement composé de soldats chrétiens commandé par un chef valeureux nommé Michaël. Ce bataillon s'était lormé sous Hyder-Ali, qui laissait à tous la pleine et entière liberté de culte et de conscience.
Un jour, Tippou appelle le commandant et lui ordonne brusquement de se faire musulman avec tout son bataillon : — Sjire, répond l'officier, je de: mande trois jours pour délibérer sur Majesté vient de m'enjoindre.
Le lendemain, Michaël convoque à l'ég avec leurs femmes et enfants et leur paroles du sultan, en ajoutant :
€ Vous ferez ce qu'il vous plaire
l'ordre que Votre
lise ses soldats communique les
, quant à moi, je suis et resierai chrétien jusqu'à mon dernier
soupir, malgré les ordres de tous les Tippou du monde.
» Tous ac: la-
ment leur chef et jurent de lui rester fidèles,
RU
Le lendemain, il y eut une autre convocation à l'église : LU cette fois Michaël prescrivit aux soldats seuls d'y venir mais en uniforme, avec armes et munitions.
Quand ils furent arrivés, l'officier fit dire au souverain que son bataillon était au rendez-vous, prêt à recevoir ses ordres. Tippou savait Michaël et ses hommes déterminés à résister et à vendre chèrement leur vie, il ne parut pas et ne renouvela pas ses injonctions. Peu à peu il profita des occasions qui se présentèrent pour diminuer l'effectif du bataillon et finit par le licencier.
Aucun prêtre de la Société des Missions-Étrangères ne fut atteint par la persécution de Tippou. M. Dubois, qui évangélisait le Maïssour, était l'ami de tous les F ‘ançais enrôlés dang les troupes du sultan, il fut respecté. Après la mort de Tippou (4 mai 1799) et la prise de Serin-
Sapatam par les Anglais, M. Dubois se fixa dans cette ville que commandait le colonel Wellesley.
Le futur duc de Wellington accueillit le missionnaire avec distinction, il lui donna carte blanche pour exercer son ministère et construire des églises partont où il le jugerait à propos. Dubois s’occupa d'abord de amener à Dieu les apostats, dont on comptait dans la seule ville de Seringapatam j usqu à 1,800 tombé s par ignorance plus que par faiblesse ; il interroge a son éveque sur la conduite à tenir envers eux; il penchait pour lindulgence et plaidait en ces termes la cause des malheureux :
« Tous témoignent le plus grand désir de revenir à la foi, qu’ils ont trahie au moins à l'extérieur; mais ils paraissent ne pas comprendre que d’avoir subi en silence le joug de la circoncision et avoir assisté Jusqu'à présent à la mosquée est un péché et un très grand péché. »
Mgr Champenois partagea l'avis du missionnaire, Les mesures qu'il indiqua furent empreintes de cet esprit de modération qui faisait le fond de son caractère. Bientôt
iTÉ
ation à l'église :
seuls d'y venir ns.
*e AU souverain prêt à recevoir hommes déterleur vie, il ne ons. Peu à peu nt pour dimiicencier, Étrangères ne f. Dubois, qui S les Francais fut respecté.
prise de Serinixa dans cette
> missionnaire lanche pour lises partont a d’abord de mptait dans ) tombé s par ge a son évêenchait pour à cause des
> revenir à la mais ils pa- )i en silence qu'à présent péché. »
onnaire, Les cet esprit de ère. Bientôt
la plupart des coupables consolèrent par leur ferveur l'Église que leur chute avait désolée.
Les qualités de douceur dont Me preuve en foute circonstance avaient frappé la Propasande et l'avaient déterminée à lui confier la délicate mission d’apaiser les difficulté.
S qui s'étaient élevées entre les Capucins de Patna. L'évèque fut nommé Visi-
teur apostolique de la mission du Thibet, nom donné à la mission de Patna. parce qu'elle avait juridiction sur le Thibet, sans cependant qu'aucun de ses prêtres y füt fixé ou même y eût pénétré depuis de très longues années: mais il ne put quitter Pondichéry par suite de la mauvaise volonté des Anglais qui lui refusèrent un passeport. Il fut réduit à adresser aux Religieux un mandement ! pour les exhorter à la concorde, et nommer le P. Jean-Marie de Cama- Jore, préfet apostolique du Thibet au lieu et place du P.
Charles Marie d'Alatri. Cette mesure n'ayant pas suffi, il
transmit tous ses pouvoirs au second Procureur des Mis-
sions-Étrangères à Macao, M. Foulon 2, qui se rendit à
Patna et rétablit la tranquillité en nommant d’abord le
P. Bonaventure ct ensuite le P. Ange, préfet apostolique. Cette.nomination fut approuvée par la Propagande, qui s’exprima en termes flatteurs sur cette visite « très bien faite, avec beaucoup de sagesse et de prudence 3 », Une autre affaire du même genre à Madras se termina également à la satisfaction de tous,
r Champenois faisait