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Ces missions particulières dont étaient chargés les évêques ou les prêtres de la Société des Missions-Étran- 1. Daté du 17 avril 1199.
2. D'Avranches, parti en 1799, mort en février 1805. 3. Arch. M.-E,, vol. 39, p. 583.
gères sont la meilleure preuve de l'estime que Rome avait pour eux et de la confiance qu'ils lui inspiraient.
Cette estime et cette confiance s'étaient encore accrues depuis la présence en Italie des deux directeurs, Boiret et Descourvières, qui tenaient la Propagande au courant de tous Les événements des missions, en lui transmettant
les lettres écrites des Indes, de la Chine et de l’Indo-Chine, et en lui expliquant de vive voix, avec la précision des hommes qui ont vécu eux-mêmes de cette vie, les dangers auxquels les missionnaires étaient exposés, les obstacles qu'ils rencontraient, l'énergie qu'ils déployaient dans leurs travaux, la fidélité absolue dont ils faisaient preuve dans l'exécution des ordres du Saint-Siège.
Les persécutions sans cesse renouvelées frappaient vivement le secrétaire de la Propagande, Mgr Porgia. intime ami de M. Boiret ; mais il était encore plus profondément ému de la persévérance des apôtres que rien ne rebutait,
« L'illustre évêque de Gortyne, Vicaire apostolique du Tonkin, écrivait-il en 1796, nous a envoyé un mémoire pour nous raconter ce qui se passe dans sa mission. J'en ai lu une partie au Saint-Père, qui en a été bien touché; nous allons lui envoyer des secours pour réparer les ruines et les maux dont les méchants ne cessent de l’accabler. »
Les missionnaires du Tonkin, en effet, déployaient une grande activité à prècher l'Évangile, et une constante énergie à se défendre contre les Tay-Son, persécuteurs. Non seulement ils administraient leurs paroisses déjà formées, mais ils essayaient de porter la foi dans les provinces païennes. En 1794, Lepavee remonta une partie du fleuve Rouge; arrêté par les rapides, il prit la route de terre et pénétra jusqu'au Yun-nan. A son retour. suivi d'un seul catéchiste, il s'enfonca dans le Laos. y trouva quelques chrétiens fugitifs et des sauv: ges qui
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En 1795, M. Guérard! fit une expédition dans les montagnes de l’ouest; il remonta pendant dix jours un fleuve qu'il ne nomme pas, probablement le Song-ma, et se mit en relation avec les tribus du Laos, quiinsistèrent vivement, pour qu'il se fixat parmi elles, Ilétait malheureusement impossible d'accepter ces offr populations du nord et de l’ouest. car cutionsévissait violemment
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au Tonkin, et la place des prêtres était au milieu de leurs néophytes ; av
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àY-Son n'avaient pas tardé à connaitre le retour de l'évêque d’Adran en Cochinchine et le secours que les Français apportaient à leur ennemi Nguyên-anh, ils résolurent de se venger sur les mission-
naires européens, qui habitaient dans leurs Etats et donnérent l'ordre de les arrêter tous. Ils destituèrent le viceroi de Ha-noi, accusé d'être opposé à cette politique de persécution et mirent à sa place un mandarin dévoué à leurs idées. À peine arrivé dans son gouvernement, ce dernier fit afficher un édit déjà publié en Haute-Cochinchine depuis plusieurs semaines. L'édit était fait avec habileté, la cruauté s'y glissait sous la ruse et un semblant de piété dansun repli de superstition ; le roi affir proposer qu'une réforme utile au culte public : dait à dessein la foi catholique et l'idôlatrie, prescrivant en même temps de diminuer le nombre des pagodes, et de détruire toutes les églises. Tels étaient les ordres publics: les ordres secrets ét cites et ne laissaient aucun doute sur]
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aient plus explià volonté royale ? :