Arch. M.-É., vol. 39. p
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soit sous des vues religieuses, soit sous des intérêts politiques, les motifs les plus pressants se réunissent à l’envi pour y déterminer le gouvernement.
« Quelle gloire pour la nation française d'aller éclairer et sanctifier ces vastes empires, ces vastes régions de l'Inde et de la Chine, d'y porter le salut avec la lumiere! Quelle grande idée tous ces peuples ne concoivent-ils pas de l'élévation, de la générosité, de la magnificence du génie français, à qui ils doivent ces précieux avantages? Ils ne peuvent revenir de leur admiration, lors qu'ils pensent qu'il y a des hommes assez grands, assez généreux pour quitter leurs biens et leur patrie, pour traverser tant de pays et tant de mers, pour affronter tant de périls et tant de morts, par le seul intérêt de venir à grands frais leur faire connaitre le Dieu qu'ils adorent et la Religion qu'ils professent; ils ne savent comment assez admirer, assez célébrer le pays qui engendre de tels hommes.
« Mais perdons de vue tous ces beaux, tous ces ravissants rapports, si honorables, si glorieux pour la
France qu'offre le rétablissement de la maison des .
Missions-Étrangères, dans les vues de la Religion, si cependant, il est possible de n’y pas prendre le plus grand intérêt, et de n’y pas trouver les plus puissants motifs pour lui assurer la protection du gouvernement. »
Il énumérait ensuite les obligations que la France devait à Mgr Pallu, à Mgr de la Motte Lambert, à M. Gouges, à Mgr Pigneau de Behaine, le: services rendus aux lettres et aux sciences par les écrits des missionnaires, par l'envoi des livres chinois, annamites et siamois aux bibliothèques de Paris et terminait en expliquant la différence qui existait entre le Séminaire des Missions- Étrangères et un séminaire diocésain. 11 pria M. Alary de venir d'Angleterre pour l’aider dans ses démarches :
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celui-ci S'empressa d'obéir une -année presque entière clusion du Concordat
à cet appel. À cette époque, S'était écoulée de
, Napoléon entrait dans les détails de la réorganisation de l'Église de France et étudiait le rétablissement des congrégations religieuses à l'archevêque de Paris, À
S; 1l écrivit gr du Belloy, qui avait at$ré son attention sur les mémoÿ:e plus étendu : :
puis la con-
Missions, pour lui demander un
10 fructidor an X 28 août 1802)
À l'Archevéque de Paris.
« J'ai lu avec la plus grande atlention 1 vous m'avez envoyée relative à la mission de Chine, j'en sens l'importance. Je désire que vous me Î rapport plus détaillé qui me fasse ç nos missionnaires et ce rendre leur zèle utile
à note que
assiez un Onnaître où en sont qu'il y aurait à faire pour à la Religion et à l'Etat. — Vous pouvez assurer tous ceux qui s'adresseront à vous que mon intention est d'agir aux Indes et en Chine, comme je viens de le faire dans la Syrie et dans le Levant où j'ai remis; sous notre Protection spéciale le Saint-Sépulcre et tous les chrétiens de l'Orient. »
Transmise à M. Bilhère, cette part les réflexions suivantes qu'il et Descourvières 2.
«Le premier Consul a écrit à Mer l'Archevêque de Paris, pour qu'il lui donnàt les moyens qu'il croirait les plusefficaces, afin d ‘assurer cette œ le succès : nous sommes bien c
lettre provoqua de sa adressait à MM. Boiret
uvreetd'enaugmenter onvaîncus que ce n'est Pas par amour de la religion que le gouvernement voud'a nous rétablir, mais
par des vues politiques ; aussi
E Correspondance «de Napoléon £, vol.