Arch, M.-É., vol. 38, p
les avons-nous détaillées au long dans notre premier mémoire; mais s'ils ont leurs motifs, nous avons les nôtres, et l'impureté des leurs ne nuira pas à la pureté des nôtres : j'ai oublié de vous dire qu'à la vue de la lettre du Consul à re LA r1evêque, que le prélat méenvoya, je lui observai que le vrai moyen de bien | relever notre œuvre et d'en faciliter le succès, c'était de | nous rétablir tels que nous étions avant la Révolution.
et que le gouvernement continuàt à transporter nos missionnaires gratis, à nous accorder les quinze mille livres par an, et le recouvrement de tous nos biens. qui ne seraient pas vendus : si on nous rétablit ainsi, nous il n'aurons pas lieu de nous plaindre. »
Bilhère remit ensuite à l’'Archevèque de Paris un mémoire dans ce sens,
En même temps, il recommenca ses démarches en vue de Ia reconnaissance légale; ses principaux soutiens étaient avec le cardinal Caprara, Portalis et l'abbé Bernier, son ancien condisciple, récemment nommé à l'évéché d'Orléans.
Le premier Consul exprimait des désirs conformes à ceux de M. Bilhère, il voulait suivre en Asie la politique des anciens rois de France, et il le disait dans une lettre au Souverain Pontife :
« Très-Saint Père,
« J'ai fait remettre sous la protection de le France le saint Sépulcre, tous ies chrétiens de Syrie ainsi que nl toutes les églises qui existaient à Constantinople.
] « Je désirerais donner une nouvelle activité aux missions de la Chine, et je ne cacherai pas à Votre Sainteté, qu'indépendamment du bien général de la religion, j'y suis porté par le désir d'ôter aux Anglais la