‹ Histoire générale de la Société des missions-étrangères [microforme]Chapitre 154 sur 248 · Arch, nationales. A-F · texte numérisé non relu

Arch, nationales. A-F

TE dis Ils soi qu ral

( col tio be:

het

’ été pre l'hi par tior cra

eng vai dité hun mil prel et L pou patr don ets

« que pro

aux

s, S'ils avaient d'attention: il éral et de Ja lier,

tre plus que le il, si soucieux *s missionnaine, si plein de eu propices à s de foi, que ver qu'à blà-

e compte des er l'attention

ur origine à biens et tant

ique, dont les occupés que leur doctrine itestablement encore appemanité, Il est ssions étranleur rapport vec l'intérèt s hommes.

missionnaires ui ont, pour u genre hu-

main, Is ont retiré des bois des sauvages errants et dispersés, et leur ont donné une subsistance assurée. Ils leur ont donné nos arts sans notre luxe, et nos besoins sans nos désirs, Quand ils n'auraient fuit par là qu'augmenter l'industrie parmi les hommes, ils nuraient beaucoup fait.

« Je sais que l'on a reproché aux prêtres de ne s'être consacrés aux missions que par l'attrait de la domination et du plaisir de commander: mais il sera toujours beau de gouverner les hommes en les rendant plus heureux,

« ILest glorieux pour les ministres catholiques d'avoir été les premiers à montrer dans des pays éloignés et presque inconnus, l’idée de la religion jointe à celle de l'humanité, Ce sont des missionnaires qui, en réparant par leur instruction et par leur exemple, les dévastalions des Espagnols, ont commencé à guérir une des plus srandes plaies qu'ait encore reçues le genre humain.

n'y a que le sentiment de la religion. qui ait pu engager des prêtres chrétiens à braver tous les périls, à vaincre tous les obstacles, à mépriser toutes les commodités de la vie, à s'arracher à toutes les affections humaines, pour porter au loin la morale et la vertu, Au milieu de la corruption de nos temps, on les a vus entre-

prendre les plus grandes choses et échanger leur repos et leur bonheur contre les hasards les plus périlleux, pour chercher et obtenir à quelques mille lieues de leur patrie, l'ascendant qu'ils ont eu sur des hommes libres dont ils ont réformé les manières, détruit les préjugés et soumis les passions.

«Les Missions étrangères, ne fussent-elles envisagées que comme moyen de civilisation, mériteraient doncune protection spéciale.

« Mais quels avantages encore n'ont-elles pas procurés aux gouvernements qui ont su les encourager?

« Les facilités qu'ont eues les missionnaires de former des établissements dans les contrées les plus lointaines. les ont mis à portée d'agrandir le commerce de leur pays, d'ouvrir de nouvelles communications et de parer la source de nouvelles richesses. Ce sionnaires qui ont porté,

présont des mis- Jusqu'aux extrémités du globe, la gloire du nom français, qui ont étendu l'in. fluence de la France et qui lui ont donné de nouveaux rapports avec des peuples dont on ignorait l'existence : ce sont des missionnaires qui nous ont

‘apporté, en retournant dans leurs foyers, des connaissances précieuses pour les arts et pour les sciences; ce sont des missionnaires qui ont accru nos moyens de subsistance, en naturalisant parmi nous des productions nées sur: un autre sol et sous un autre climat, Enfin ce sont des missionnairés à qui nous sommes redevables de l'art à utrefois si peu connu des voyages, et de l'art si important encore de faire et et de recueillir de bonnes observations.

« La France à des missions établies à Pékin et dans le reste de la Chine, dans la Cochinchine et dans les royaumes de Tonkin et de Siam, elle en a au Malabar. pi dans les iles de Madagascar et de la Réunion, elle en à ! à Constantinople, dans les Écheiles du Levant, dans les États d'Alger et de Tunis.

« Ce furent les missionnaires français qui, en 1660, firent connaitre à la France les grands avantages qu'elle pouvait tirer de ses rapports avec les différents peuples de de l'Asie, et qui, en 1669, donncrent lieu à l'établisse. Fat ment de la première compagnie des Indes".

jui « Is obtinrent du roi de Siam. que les vaisseaux français ne payeraient point d'ancrage : et ils engagèrent

Le

mème ce prince à donner un port et une ile, près de

1. La compagnie des Indes dont parle Portalis a été établie en 1664,

Mer hive « des pub « duit oubl Miss Coïl que miss Ils € dom abot com qu'il ne p de € paro rales Ce sions entre des À avait Soi termi mem] par & E les M

nues

charge

res de former:

us lointaines, erce de leur ns et de présont des mistrémités du étendu l'in.

de nouveaux { l'existence :

rapporté, en sances préce sont des subsistance.

nées sur un ont des misl'art autresi important es observan et dans le et dans les au Malabar, nn, elle en à nt, dans les

1, en 1660, ages qu'elle nts peuples l'établisse-

S VaissCaux engagèrent

le, près de

blie en 1664,

Mergui dans le golfe de Bengale, où ils pussent aller hiverner et se radouber,

« [importe done à la politique de ne pas négliger des institutions qui peuvent être si utiles à la prospérité publique.

« Dans ce moment, nous sommes avertis, par la conduite des Anglais, nos éternels ennemis, de ne pas oublier les biens dont nou: sommes redevables aux Missions. Ces insulaires, avant la Révolution française, ne connaissaient pas ces sortes d'établissements. Depuis quelques années, ils se sont ravisés. Ils envoient des missionnaires dans les iles nouvellement découvertes ; ils en envoient partout où ils peuvent étendre leur domination et leur commerce. Ces missionnaires sont abondamment salariés par le Trésor publie où par des compagnies de négociants. On a compris à Londres qu'il faut une mission à ses ordres. partout où l'on ne peut avoir une armée à sa solde, et qu'ilest un genre de conquête, que l'on ne peut devoir qu à la force de la parole et de la religion. Après ces observations géné rales, j'entre dans les détails. »

Ues détails concernaient un certain nombre de missions confiées à plusieurs Congrégations religieuses, entre autres la Cochinchine évangélisée par la Société des Missions-Étrangères, et où Mgr Pigneau de Bebaine avait appelé la France.

Sous ce titre « Résultat et Conclusions ». le ‘apport se terminait en exposant les demandes faites par M. Dubois, membre de la congrégation de Saint-Vincent de Paul et par M. Bilhère,

« La conséquence de tout ce qui vient d'être dit est que les Missions étrangères doivent continuer à être soutenues et encouragées,

€ Autrefois il existait à Paris deux établissements chargés de pourvoir aux besoins de ces missions.

« Ces établissements étaient : 1° La maison de la Consrégation des Lazaristes: 2 | Etrangères qui était chargée « de la Chine, de celles de la ( Siam et de Malabar.

« Ces établissements ont porations ecclésiastiques sé heureusement, quelquesmembres et qui

4 Maison des Missions.

l'une partie des missions 2chinchine, du Tonkin, de disparu avec toutes les Corculières et régulières. Mais uns des hommes qui en étaien!

les dirigeaient ont échappé au naufrage. De ce nombre sont les citoyens Dubois et Billie (ste). Le premier était membre de la Congrégation des Lazaristes, Le second est l'ancien Supérieur des Mis. sions-Étrangères. J'ai consulté ces deux hommes, ils proposent chacun des pl et d'encouragement.

« Le coyen Billicres, ancien Supérieur des Missions- Etrangères. demande, ainsi que le citoyen Dubois, la frane avec les missionnaires et le passage gratuit sur les Vaisseaux de l'État des pe qui se vouent aux missions,

« La maison dans

es ans particuliers de protection

chise de sa Cotrespondanc rsonnes

des Missions-Étrangères a été un esprit de conservation, Le citoyen Billières l'occupe actuellement, Il demande de pouvoir la consacrer à son ancienne destination. ll de somme annuelle de quinze mille des missionnaires, Si |

achetée

mande en outre une livres pour les besoins e Souvernement agrée leur plan, ils se feraient fort l'un et l'autre de pour ce qui le concerne, Maintien et l'influence Ep à celui de leur patrie et

soutenir, chacun des établissements dont le tent au bien de la religion, même au bien de l'humanité entière. Dans le mome

nt présent, les missionnaires qui étaient de ]

a dépendance de la maison dite

des Missions- Etrangères sont seulement

au nombre de vingt-sept!:;

Page 1