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cinq évêques remplissant apostolique. Il y en a six dans Cochinchine, cinq ‘au Tonkin.
quatre à Siam et six à Pondichéry voisines de la côte de Malabar.
La demande de quinze mille francs ayant mécontenté Napoléon, M. Bilhère la retira disant qu'il remplacerait cette somme par de la charité publique; il ne passage gratuit des missionnaire l'État.
Tous ces pourparlers étaient teurs réfugiés à l'étranger : ce
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aussitôt, en les secours sollicita plus que le S sur les navires de
approuvés par les direcpendant ils étaient inquiets de cette ingérence si directe de l'État dans les affaires des Missions, d'autant plus que la publication des articles organiques leur avait clairement révélé Ja tendance du souvernement à réglementer les choses de l'Église sans l'Église, et « à mettre la main sur tout » selon l'e sion du cardinal Antonelli.
« Je n'aime point du tout que le & CAS s'occupe d'un nouveau plan sions, écrivait Chaumont.
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ouvernement franrelativement aux mis- Que ne laisse-t-il subsister l'ancien? Avec ses nouveautés, il gâte tout. Il n'entendr: pas mieux à établir la religion dans les pays infidèles, qu'à la rétablir en France. Je crains bien que ce nouveau plan ne dérange tout et n mette obstacle au bien. »
Il développait ensuite les craintes que lui inspirait la protection du souvernement, les malheurs protection trop souvent inefficace attire sions, il redoutait qu'à la haine depuis le début de la prédic Joignit la haine politique: les missionnaires seraient alors, crovait-il, considérés comme espions, que très difficilement pénétrer
que cette rait sur les Misreligieuse existante ation du christianisme ne se
et ne pourraient en Extrème-Orient ou
jouir de la tolérance qui leur était accordée, enfin les persécutions seraient plus facilement excitées contre les chrétiens, accusés de faire cause commune avec l'étranger.
En détaillant ainsi les conséquences fâcheuses de l'immixtion du gouvernement dans les affaires des mis- “tons, les directeurs voyaient assurément la vérité ; la voyaient-ils tout entière, et par suite, leurs arguments ne portaient-ils pas quelque trace d'exagération ? leurs ‘ conclusions n'étaient-elles pas discutables? — Ils pouvaient, en étudiant le passé, affirmer que, si le gouverment français avait aidé et secouru les missionnaires par sa parole et par son or, il ne les avait jamais protégés par ses armes, et il leur eût été loisible de citer Mgr Laneau ou ses compagnons au xvir siècle, au xvire ML. Langlois, de Capponi, d'Estrechy, Féret et beaucoup d'autres, dont l'emprisonnement ou la mort n'avait Jamais provoqué une réclamation ni amené un vais seau de guerre sur les côtes de l'Extrème-Orient.
Mais pouvaient-ils avec la même assurance arguer de l’avenir”?
Sans doute, l'ingérence des gouvernements européens dans les affaires des Missions, ou pour parler plus exactement, la présence de l'Europe, et particulièrement de la France en Extrême-Orient, a amené la recrudescence de persécutions annoncée par les directeurs : mais aussi elle facilite les travaux, aide les conversions. brise les barrières qui séparaient le monde paien du monde chrétien.
Quels seront les résultats de ces changements ” PlusicurscraignentquelesOrientaux ne prennent nos défauts plus que nos qualités, nos vices plus que nos vertus, que notre présence nengendre en Extrème-Orient une civilisation bâtarde, plus contraire que favorable au catholicisme.
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D'autres préfèrent croire que, malgré les hésitalions, les lenteurs, les maladresses inhérentes à toutes les entreprises humaines, les résultats seront heureux : ils veulent espérer que Dieu tirera sa gloire de la haine, comme de l'amour, de la conduite de ses ennemis et de celle de ses amis. Au ve siècle, les barbar
‘es envahirent le monde romain, et on c
rut que le christianisme allait disparaitre sous les ruines qu'ils amoncelaient: il se releva au contraire, plus vigoureux et plus florissat L'Europe garde encore beaucoup de principes de foi, elle ne peut être comparée aux barbares. Comment son influence serait-elle plus funeste?
De telles qu'avec 1
questions, cependant, ne sont ‘aide des siècles, peut-être raire de les poser. Cependant, qu'on | veulent concevoir la
tranchées même est-il téméaisse à ceux qui Les pensée fortifiante et patriotique, et raisonnée, de voir la France devenir en Extrème-Orient, comme elle aété en Occident, le soldat de l'Église et de Dieu. Qu'on leur permette de croire que cette fois encore la Providence accomplira Son œuvre, même par ceux qui ne songent pas à la faire.
l'espérance sérieuse
Les directeurs c ‘aignaient, non seulement pour missions, mais pour la Société ea-même, Le cardinal préfet de Ja Propagande, très au coùürant de tout ce qui se passait dans les sphères Souvernementales, leur disait : « que Bonaparte voulait établir une Propagande présidée par l'archevêque de Paris. »
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on ne s'y
les
où «le ce projet, mais arrêta pas; on se contenta de vouloir réunir n un seul corps les Missions-Étrangères et la congréation de Saint-Vincent de Paul,
Un jour, le neveu de
Portalis vint au Séminaire faire signer une pétition à M. Bilhère, et dans le cours de la conversation, il lui demanda s'il ne voulait pas se réunir aux Lazaristes M. Bilhère expliqua l'impossibilité de cette fusion. ‘ Depuis, dit-il, j'ai donné un mémoire où j'ai fait voir que ces deux Corps ne pouvaient aller ensemble, que les Lazaristes faisaient des vœux et que nous n'en faisions pas. qu'ils avaient un supérieur général et que nous n'en avions pas'. » Ce plan d'une seule société de missionnaires dont la Congrégation de Saint-Vincent de Paul, régie non plus d'après les enseignements de son illustre fondateur, mais d'après ceux du gouvernement, serait la base principale, souriait au premier Consul.
Le rapport que Portalis présenta sur ce sujet, reflétait la pensée du maitre, qui voulait en tout et partout unité de pouvoirs, àcondition que ces pouvoirs fussent dans sa main; mais ils'inspirait également des préjugés des jurisconsultes d'alors, Camus, Treilhard et autres, on y sentaitune crainte extrême de Rome, une antipathie marquée contre les congrégations romaines, un désir très vif d'une autorité entière sur les missionnaires, afin d'en faire un instrument de gouvernement et surtout une inintelligence presque complète de l'administration des missions, À en croire ce rapport, 1l s'agissait d'une chose absolument politique, tandis que c'était surtout une question religieuse. Le ministre des cultes, dans son premier rapport, s'était montré le défenseur convaincu et éloquent des missions, dans celuici, il s'en faisait, sans le vouloir et sans le savoir. mais très certainement, le destructeur. Il commencait ainsi ?